21 octobre 2021
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Comment Sophie Fontanel s'est réconciliée avec son corps (Elle)


PhilE
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https://www.elle.fr/Loisirs/Livres/News/Comment-Sophie-Fontanel-s-est-reconciliee-avec-son-corps-son-shooting-nue-dans-ELLE-3967140

Je ne peux vous donner que le début (article réservé aux abonnés=.

Comment Sophie Fontanel s'est réconciliée avec son corps : son shooting nue dans ELLE

Publié le 14 octobre 2021 à 14h30

 

À la violence d’une agression subie à l’adolescence, l’écrivaine et journaliste répond par la douceur. Dans un récit réparateur, elle se réapproprie son corps et, comme pour prolonger son geste, pose nue avec panache dans nos pages. Elle nous dit pourquoi. 

Par
Sophie Fontanel

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Toute l'année dernière, j'ai écrit un roman, histoire de mon séjour sur l’île du Levant, au large d’Hyères. 5 % de l’île sont un domaine naturiste, où l’on peut vivre nu en paix, et le reste du territoire est la base militaire où la France teste ses missiles. Le village naturiste, Héliopolis, est délimité par des barbelés. De l’autre côté, « chez » l’armée, on apprend comment se battre. Mais, à Héliopolis, on apprend à se réconcilier, et en premier avec son corps. J’ai découvert deux choses sur cette île : la première, c’est qu’il existe donc une capitale de la douceur, où personne ne juge personne, où les corps des hommes et des femmes ont la même vulnérabilité, et, moi, je trouve même qu’ils se ressemblent. La seconde, c’est que cette douceur en nous est toujours cernée par la violence, où que l’on soit.

 
 

© Julien Vallon

Force et fragilité

Quand nous avons cherché, avec ELLE, comment illustrer cette question de la nudité, de la fragilité du corps, de sa force aussi, de tout ce qu’on ne montre pas et notamment concernant le corps des femmes de mon âge (j’ai 59 ans), l’idée est venue, timide et un peu incongrue, de me faire poser nue. Je crois bien que c’est moi qui l’ai proposée, folle que je suis… L’audace de ces photos, c’est qu’on n’en voit jamais de semblables. On pensait cela avant même de les faire. Par ailleurs, la nudité inoffensive, non érotisée, tend à disparaître, les seins nus perçus comme malaisants sur les plages (alors qu’ils sont autorisés dans de nombreux pays, dont la France), les tétons devenus la bête noire d’Instagram, les adolescentes qui montrent un peu trop leur ventre au collège et se font tancer, et ne parlons même pas de la nudité quand elle n’est plus celle d’un jeune corps vigoureux : elle est totalement invisibilisée. Et puis, à l’opposé de tout ça, il y a la pornographie : le corps nu livré aux saccades, à l’ironie. Comme si c’était le seul modèle de nudité, en fait.

 

© Julien Vallon

Quand je suis arrivée sur l’île du Levant, et que j’ai vu l’ami qui m’attendait, nu comme un ver, agitant son paréo en chantant « Joyeux anniversaire ! », un immense bouquet de fleurs dans les bras (lequel lui cachait tout sauf le principal), la première question que j’ai posée c’est : « Est-ce qu’on est obligé d’être nu, ici ? » Cela m’effrayait. Mais rien qu’en montant le sentier jusqu’à l’hôtel et en croisant des gens dont le naturel – c’est le cas de le dire ! – était absolu, j’ai compris qu’il ne fallait pas avoir peur. Mon livre « Capitale de la douceur » raconte l’histoire d’une gigantesque frousse. J’ai beau me prendre en photo presque chaque jour sur Instagram, c’est toujours pour montrer une manière de s’habiller et, je le réalise en écrivant ces mots, une façon de se protéger par les vêtements.

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© Julien Vallon

À l’adolescence, pour avoir suivi par curiosité un jeune inconnu dans une chambre d’hôtel, je me suis retrouvée nue sur un lit, à la fois comprenant que je passais aux choses sérieuses et à la fois pensant que cela allait rester un flirt. Cela n’a pas été qu’un flirt. Il m’a été impossible ce jour-là de quitter la pièce, où hélas une pratique sexuelle insolite (la même que celle vécue jadis par Samantha Geimer) et suffisamment violente pour me causer une blessure physique a sanctionné toute la confiance que j’avais mise dans ma jeune nudité et compromis la suite de ma vie sexuelle. « Capitale de la douceur » raconte une réparation, plus de quarante ans après le viol. Et pose cette question : pourquoi certaines personnes, même après avoir été agressées, redoublent-elles de douceur ? C’est comme si cette nudité mise à mal, cette douceur de ma chair assaillie sans façons ce jour-là, eh bien j’y avais répondu par le panache, le panache de ma douceur. Comme si j’avais compris que c’est précisément cela qu’on agressait en moi ce jour-là, et que j’avais décidé qu’on ne m’aurait pas. Enfin, pas totalement. On n’a pas pu détruire ma douceur.

La nudité, elle, a été si compliquée. Tous les béguins que vivait mon cerveau, mon corps les écoutait d’une oreille distraite. Et quand j’allais avec un homme, le corps se tendait, d’abord imperceptiblement, puis radicalement. Évidemment, tout foirait. Je me disais que les hommes ne voulaient pas de moi. Mais c’est mon corps qui, terrorisé, envoyait les signaux qui paralysaient les éventuels candidats à mon épiderme. Tout cela a l’air de ne parler que de moi, mais les chiffres sont tristement éloquents, s’il y a tant d’agressions sexuelles sur cette terre, alors nous devons être bien nombreuses – pour ne parler que des femmes – à être échaudées. À attendre l’infini de la douceur, en tremblant.

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© Julien Vallon

         

Énoncer plutôt que dénoncer

Cela fait des années que je m’intéresse à la non-violence, qui est une insistance collective de la douceur. Et qui a de grands pouvoirs, même si ce n’est plus trop à la mode. Je n’ai jamais pu balancer un porc, parce que je refuse de répondre à la violence par la violence. J’ai dit #MeToo, ça me semblait la moindre des choses d’être solidaire d’une parole libérée. Mais je serais bien incapable de dénoncer qui que ce soit, même si celles (et ceux) qui s’y prennent de cette façon me font réfléchir et avancer. Je ne sais pas dénoncer, non. En revanche, depuis le début, j’essaie d’énoncer sans honte.     

On en vient à la honte du corps. Décidée sur un coup de tête, cette série de ELLE m’y trottait justement, dans la tête. Je me demandais si mon corps allait accepter cette exposition. Et je lui ai promis la douceur. Cela fait plus d’un an que « Capitale de la douceur » s’écrit en vers, comme un chant, dans le balancement que permet la poésie. Et, bien sûr, c’est vraiment une histoire que je raconte ici, celles aussi d’autres personnes non violentes croisées sur l’île du Levant, de l’esprit de la guerre, là, à quelques mètres. Et pour ce qui est de cette série de ELLE, j’ose espérer que mon corps a compris qu’en lui demandant d’apparaître, ainsi que je l’ai fait avec mes cheveux blancs il y a trois ans, je le proposais à la bonté des regards. Et que nous étions prêts.

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© Julien Vallon

                                                                                        

Ces photos sont importantes car les femmes de mon âge (je déteste cette expression) pensent plutôt à se planquer. À poil, elles rasent les murs, en somme. Le souci constant du journal était que tout cela ne me mette pas en difficulté, attirant sur moi des moqueries qui feraient que ce corps autrefois malmené se refermerait pour toujours. J’ai été heureuse quand on m’a proposé un photographe et non pas une photographe, car tout mon livre (et d’ailleurs tout mon être) englobe les hommes et prend en compte leur tendresse. Je n’ai jamais haï le moindre homme, malgré ce que l’un d’eux m’a fait d’irréparable.

Ne plus trembler

Nous nous sommes retrouvés dans un studio parisien, pour cette prise de vue. J’avais apporté quelques habits et accessoires, et, à peine avons-nous commencé la séance, on a tous compris qu’il se passait quelque chose. Alors, je ne sais pas, peut-être cela venait-il de tous ces mots que j’ai écrits depuis un an pour faire comprendre à mon corps qu’il ne fallait plus trembler, mais la peur est tombée, instantanément, intégralement. Le photographe, Julien Vallon, ne sait rien de mon passé. Il ne sait pas de quelle solitude physique illimitée je viens. Il ne sait pas qu’on m’a un jour ouverte en deux comme une raie sur la tête. Il a juste dit que c’était beau ce qu’il voyait. Je n’en étais pas si sûre, moi, et cela me semblait à peine la question. Mais maintenant je regarde les photos, et j’ai les larmes aux yeux. La honte est partie. C’est fou qu’une séance photo m’ait fait faire le même chemin que celui mis en vers dans mon roman. Si écrire m’a amenée à une telle libération, je me dis que lire les mots de ma douceur peut jouer un rôle dans d’autres vies blessées. Et oh que j’aime l’humour de ces photos ! Les choses les plus sérieuses se guérissent par un sourire. Enfin, ça se tente. ?

« CAPITALE DE LA DOUCEUR », de Sophie Fontanel (éd. Seghers).

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Sophie Fontanel
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gilles
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Etonnant car j'ai reçu en notification d'abonnement de ce sujet, l'article complet dont voici la fin

 

Toute l'année dernière, j'ai écrit un roman, histoire de mon séjour sur l’île du Levant, au large d’Hyères. 5 % de l’île sont un domaine naturiste, où l’on peut vivre nu en paix, et le reste du territoire est la base militaire où la France teste ses missiles. Le village naturiste, Héliopolis, est délimité par des barbelés. De l’autre côté, « chez » l’armée, on apprend comment se battre. Mais, à Héliopolis, on apprend à se réconcilier, et en premier avec son corps. J’ai découvert deux choses sur cette île : la première, c’est qu’il existe donc une capitale de la douceur, où personne ne juge personne, où les corps des hommes et des femmes ont la même vulnérabilité, et, moi, je trouve même qu’ils se ressemblent. La seconde, c’est que cette douceur en nous est toujours cernée par la violence, où que l’on soit.

© Julien Vallon

Force et fragilité

Quand nous avons cherché, avec ELLE, comment illustrer cette question de la nudité, de la fragilité du corps, de sa force aussi, de tout ce qu’on ne montre pas et notamment concernant le corps des femmes de mon âge (j’ai 59 ans), l’idée est venue, timide et un peu incongrue, de me faire poser nue. Je crois bien que c’est moi qui l’ai proposée, folle que je suis… L’audace de ces photos, c’est qu’on n’en voit jamais de semblables. On pensait cela avant même de les faire. Par ailleurs, la nudité inoffensive, non érotisée, tend à disparaître, les seins nus perçus comme malaisants sur les plages (alors qu’ils sont autorisés dans de nombreux pays, dont la France), les tétons devenus la bête noire d’Instagram, les adolescentes qui montrent un peu trop leur ventre au collège et se font tancer, et ne parlons même pas de la nudité quand elle n’est plus celle d’un jeune corps vigoureux : elle est totalement invisibilisée. Et puis, à l’opposé de tout ça, il y a la pornographie : le corps nu livré aux saccades, à l’ironie. Comme si c’était le seul modèle de nudité, en fait.

 

© Julien Vallon

Quand je suis arrivée sur l’île du Levant, et que j’ai vu l’ami qui m’attendait, nu comme un ver, agitant son paréo en chantant « Joyeux anniversaire ! », un immense bouquet de fleurs dans les bras (lequel lui cachait tout sauf le principal), la première question que j’ai posée c’est : « Est-ce qu’on est obligé d’être nu, ici ? » Cela m’effrayait. Mais rien qu’en montant le sentier jusqu’à l’hôtel et en croisant des gens dont le naturel – c’est le cas de le dire ! – était absolu, j’ai compris qu’il ne fallait pas avoir peur. Mon livre « Capitale de la douceur » raconte l’histoire d’une gigantesque frousse. J’ai beau me prendre en photo presque chaque jour sur Instagram, c’est toujours pour montrer une manière de s’habiller et, je le réalise en écrivant ces mots, une façon de se protéger par les vêtements.

© Julien Vallon

À l’adolescence, pour avoir suivi par curiosité un jeune inconnu dans une chambre d’hôtel, je me suis retrouvée nue sur un lit, à la fois comprenant que je passais aux choses sérieuses et à la fois pensant que cela allait rester un flirt. Cela n’a pas été qu’un flirt. Il m’a été impossible ce jour-là de quitter la pièce, où hélas une pratique sexuelle insolite (la même que celle vécue jadis par Samantha Geimer) et suffisamment violente pour me causer une blessure physique a sanctionné toute la confiance que j’avais mise dans ma jeune nudité et compromis la suite de ma vie sexuelle. « Capitale de la douceur » raconte une réparation, plus de quarante ans après le viol. Et pose cette question : pourquoi certaines personnes, même après avoir été agressées, redoublent-elles de douceur ? C’est comme si cette nudité mise à mal, cette douceur de ma chair assaillie sans façons ce jour-là, eh bien j’y avais répondu par le panache, le panache de ma douceur. Comme si j’avais compris que c’est précisément cela qu’on agressait en moi ce jour-là, et que j’avais décidé qu’on ne m’aurait pas. Enfin, pas totalement. On n’a pas pu détruire ma douceur.

La nudité, elle, a été si compliquée. Tous les béguins que vivait mon cerveau, mon corps les écoutait d’une oreille distraite. Et quand j’allais avec un homme, le corps se tendait, d’abord imperceptiblement, puis radicalement. Évidemment, tout foirait. Je me disais que les hommes ne voulaient pas de moi. Mais c’est mon corps qui, terrorisé, envoyait les signaux qui paralysaient les éventuels candidats à mon épiderme. Tout cela a l’air de ne parler que de moi, mais les chiffres sont tristement éloquents, s’il y a tant d’agressions sexuelles sur cette terre, alors nous devons être bien nombreuses – pour ne parler que des femmes – à être échaudées. À attendre l’infini de la douceur, en tremblant.

© Julien Vallon

Énoncer plutôt que dénoncer

Cela fait des années que je m’intéresse à la non-violence, qui est une insistance collective de la douceur. Et qui a de grands pouvoirs, même si ce n’est plus trop à la mode. Je n’ai jamais pu balancer un porc, parce que je refuse de répondre à la violence par la violence. J’ai dit #MeToo, ça me semblait la moindre des choses d’être solidaire d’une parole libérée. Mais je serais bien incapable de dénoncer qui que ce soit, même si celles (et ceux) qui s’y prennent de cette façon me font réfléchir et avancer. Je ne sais pas dénoncer, non. En revanche, depuis le début, j’essaie d’énoncer sans honte.

On en vient à la honte du corps. Décidée sur un coup de tête, cette série de ELLE m’y trottait justement, dans la tête. Je me demandais si mon corps allait accepter cette exposition. Et je lui ai promis la douceur. Cela fait plus d’un an que « Capitale de la douceur » s’écrit en vers, comme un chant, dans le balancement que permet la poésie. Et, bien sûr, c’est vraiment une histoire que je raconte ici, celles aussi d’autres personnes non violentes croisées sur l’île du Levant, de l’esprit de la guerre, là, à quelques mètres. Et pour ce qui est de cette série de ELLE, j’ose espérer que mon corps a compris qu’en lui demandant d’apparaître, ainsi que je l’ai fait avec mes cheveux blancs il y a trois ans, je le proposais à la bonté des regards. Et que nous étions prêts.

© Julien Vallon

Ces photos sont importantes car les femmes de mon âge (je déteste cette expression) pensent plutôt à se planquer. À poil, elles rasent les murs, en somme. Le souci constant du journal était que tout cela ne me mette pas en difficulté, attirant sur moi des moqueries qui feraient que ce corps autrefois malmené se refermerait pour toujours. J’ai été heureuse quand on m’a proposé un photographe et non pas une photographe, car tout mon livre (et d’ailleurs tout mon être) englobe les hommes et prend en compte leur tendresse. Je n’ai jamais haï le moindre homme, malgré ce que l’un d’eux m’a fait d’irréparable.

Ne plus trembler

Nous nous sommes retrouvés dans un studio parisien, pour cette prise de vue. J’avais apporté quelques habits et accessoires, et, à peine avons-nous commencé la séance, on a tous compris qu’il se passait quelque chose. Alors, je ne sais pas, peut-être cela venait-il de tous ces mots que j’ai écrits depuis un an pour faire comprendre à mon corps qu’il ne fallait plus trembler, mais la peur est tombée, instantanément, intégralement. Le photographe, Julien Vallon, ne sait rien de mon passé. Il ne sait pas de quelle solitude physique illimitée je viens. Il ne sait pas qu’on m’a un jour ouverte en deux comme une raie sur la tête. Il a juste dit que c’était beau ce qu’il voyait. Je n’en étais pas si sûre, moi, et cela me semblait à peine la question. Mais maintenant je regarde les photos, et j’ai les larmes aux yeux. La honte est partie. C’est fou qu’une séance photo m’ait fait faire le même chemin que celui mis en vers dans mon roman. Si écrire m’a amenée à une telle libération, je me dis que lire les mots de ma douceur peut jouer un rôle dans d’autres vies blessées. Et oh que j’aime l’humour de ces photos ! Les choses les plus sérieuses se guérissent par un sourire. Enfin, ça se tente. ?

« CAPITALE DE LA DOUCEUR », de Sophie Fontanel (éd. Seghers).

Par Sophie Fontanel

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Denis
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Remarquable texte qui dégage une telle douceur et une telle émotion que j'ai dû m'y reprendre à plusieurs fois pour aller jusqu'au bout. On devrait le faire lire à tous les violeurs en puissance, c'est à dire malheureusement à beaucoup d'hommes.

 

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PhilE
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