23 mai 2022
Un vrai défi: s'aim...
 

Un vrai défi: s'aimer comme on est (article canoe)

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gilles
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Premier message du sujet
(@gilles)
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Un vrai défi: s'aimer comme on est !

Qui n'a jamais souffert à cause d'une partie mal-aimée de son corps? Malheureusement, quand un complexe concerne une zone très intime, il peut affecter sérieusement la sexualité. Mieux vaut se pencher sur les solutions sans tarder!
Par france Lécuyer, spécialiste en psychologie (m.a.ps.) et infirmière

De petits seins, des fesses très rondes, de la cellulite, un pénis minuscule ou crochu... Ah, le corps, ce mal-aimé! On entend souvent des femmes aussi bien que des hommes se plaindre d'une partie de leur anatomie. Si les complexes physiques peuvent gâcher la vie en général et la vie sexuelle en particulier, c'est parce qu'ils expriment une blessure narcissique profonde. Ce problème n'a donc rien de superficiel; il témoigne de la difficulté qu'on a à s'accepter globalement. Pourtant, vaincre un complexe, c'est possible!

D'où viennent les fixations négatives?

Souvent, la certitude d'avoir des disgrâces physiques est si profondément ancrée dans notre esprit que tous les arguments pour nous prouver le contraire restent vains. Il faut dire que la loi esthétique dominante «minceur-fermeté-perfection» impose sa puissance tyrannique. Oh, torture de l'image! Nous scrutons tous notre corps à la loupe pour cerner nos failles, non? Nous croyons que notre bien-être n'est accessible qu'au prix de la conformité à un modèle universel.

Notre fixation négative sur une région de notre anatomie raconte toujours un pan de notre histoire. Le plus souvent, les fixations ne correspondent à aucune réalité concrète (comme un handicap physique en bas âge). Nos complexes résultent d'un «déplacement» de notre mésestime de nous-mêmes, dont nous ne sommes pas conscients et qui vient se répercuter sur un aspect de notre corps. Il traduit en fait un malaise global, une angoisse existentielle qui peut être liée à notre peur de vieillir ou d'être abandonnés. Notre regard négatif sur nous-mêmes peut aussi exprimer une souffrance ancienne, constante: celle de ne pas avoir assez bénéficié de l'amour et du soutien de nos parents.

Les complexes intimes

Au féminin. Chez les femmes, les seins sont souvent l'objet d'une fixation négative lorsqu'ils sont jugés trop menus, trop volumineux ou tombants. Les autres complexes courants concernent l'excès de poids, des hanches fortes, un ventre rond, des fesses pleines de cellulite, des lèvres trop longues, la présence de vergetures ou de cicatrices disgracieuses... De plus, certaines voient d'un mauvais oeil les changements normaux du corps avec l'âge. Plusieurs femmes se sentent tellement gênées de leurs défauts physiques, d'ordre esthétique, qu'elles refusent d'être vues... à poil! En somme, les raisons féminines de ne pas aimer son corps sont multiples.

Au masculin. La plupart des doutes et des insatisfactions masculines concernent le pénis, jugé trop petit ou de forme peu harmonieuse, ou encore trop mou au moment de l'érection. Beaucoup d'hommes estiment que leur virilité est proportionnelle à la taille de leur sexe. En fait, une minorité de gens a un micropénis, et les pénis courbés sont majoritaires. La pilosité excessive peut également être la source de complexes. Selon les sexologues, la plupart de ces peurs ne sont pas fondées et ne correspondent pas à la réalité anatomique. Elles proviennent plutôt du décalage entre idéal et réalité, et traduisent un manque d'assurance, de confiance en soi plus global, qui s'exprime à cet endroit précis du corps à cause des enjeux qui s'y rattachent.

Enfin, un des rares complexes communs aux hommes et aux femmes est le surpoids, et ce complexe peut les empêcher de se déshabiller et de se montrer nus devant leur partenaire, car ils craignent de le dégoûter.

Les conséquences de tels complexes

* «Je préfère faire l'amour dans le noir.» Dans le cas de certaines femmes, il s'agit d'une préférence sexuelle: elles s'abandonnent plus facilement au plaisir et aux caresses lorsqu'elles ne sont pas dérangées par des stimuli visuels. D'autres se sentent plus audacieuses sexuellement dans le noir, où elles se permettent entre autres d'avoir des comportements sexuels plus assumés. Cependant, lorsqu'on ne peut faire l'amour que dans l'obscurité, on vit une contrainte rigide.

* «J'évite certaines positions qui font ressortir les bourrelets de mon ventre et mes seins tombants», avoue Barbara, un peu gênée. Par conséquent, elle se surveille et limite ses élans érotiques à quelques positions qui ne trahissent pas trop, selon elle, les zones mal-aimées de son corps. Cette constante retenue entraîne l'accumulation de frustrations sexuelles.

* «J'ai du mal à me montrer nue devant mon amoureux.» Pour bien des femmes, la nudité ne va pas de soi. Celle-ci peut être vécue dans la gêne ou dans la honte. Certaines attendent d'avoir un corps parfait pour l'aimer et accepter de l'exposer au regard d'une autre personne, mais c'est une entreprise vouée à l'échec. La nudité nous ramène également à notre vulnérabilité, à un aspect de nous que nous ne désirons peut-être pas révéler. «Quand on vit mal sa propre image ou sa nudité, on ne s'abandonne ni au regard ni aux caresses de l'autre. Une bonne estime de soi rehausse la confiance en soi; elle permet d'être détendu au moment des ébats sexuels, de mieux séduire l'autre et de se sentir désirable. En somme, s'aimer soi-même procure une meilleure qualité de vie sexuelle», assure la sexologue Sylvie Lavallée.

Nous réconcilier avec les zones mal-aimées

La valeur que nous nous attribuons en tant que personnes - ce que nous valons et ce que nous méritons - détermine notre sentiment de fierté personnelle. S'estimer signifie s'aimer. L'amour de soi est le premier pas qui conduit au plaisir sous toutes ses formes. Aussi, une relation conflictuelle avec son image corporelle affecte la confiance en soi et donc le rapport aux autres. Si nos complexes constituent un frein permanent lorsque nous vivons des moments intimes, voici des moyens de les surmonter:

Recherchons l'origine de notre complexe. Nos parents cachaient-ils toujours leur corps? Étaient-ils fermés à la sexualité? Notre physique a-t-il déjà fait l'objet de moqueries? Avons-nous vécu des expériences de rejet ou de contraintes sexuelles? Un traumatisme pourrait être à l'origine de nos peurs. Si c'est le cas, une thérapie peut nous aider.

Affrontons graduellement nos malaises. Le plaisir et le confort corporels s'éprouvent de l'intérieur. Être à l'écoute de notre corps, accueillir les sensations qu'il procure nous permet de l'habiter pleinement et de nous sentir reconnaissants pour le plaisir qu'il donne. Une façon agréable d'apprivoiser un complexe physique est de nous souvenir que notre corps est notre principale source de plaisir.

Regardons-nous comme des personnes entières. On est toujours plus beau ou plus belle dans les yeux d'autrui que dans l'image reflétée par un miroir; parce que, lorsqu'on regarde cette image, on ne voit que son apparence physique et on s'attarde sur ses défauts. Or, quand les autres nous regardent, ils voient, en plus de notre corps, notre personnalité, notre style, notre intelligence, notre charme, nos expressions... bref, tout ce que nous sommes! Une autre façon d'adoucir le regard que nous portons sur nous, c'est de croire aux compliments reçus et de devenir plus indulgents envers nous-mêmes!

Acceptons d'être imparfaits. Défaisons-nous de notre obsession de devoir nous conformer à un seul modèle de beauté. L'acceptation de soi permet de relativiser et de dépasser ses complexes.

Évitons de nous replier sur nous-mêmes.. Observons les autres et communiquons avec eux pour comprendre comment ils composent avec leurs imperfections.

Acceptons d'être aimés. Permettons peu à peu à notre partenaire d'accéder à nos imperfections. Son amour peut nous y aider! ""

Source http://www.canoe.com/artdevivre/ellelui/article1/2010/12/21/16635086-fa.html#

33 Réponses
desinscrit72
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Je trouve cet article un peu confus. Il me semble que si l'origine de ce complexe vis à vis de son corps était toujours une mésestime de soi, une blessure narcissique profonde, des problèmes relationnels avec ses parents... alors tous ces problèmes ne se transformeraient pas seulement en problème d'image du corps.
Vu les exemples dont parle l'auteure de l'article, je penche plutôt pour une idée très formatée de ce que doit être le corps.

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rusca59
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Je ne pense pas aimer mon corps. Par contre je l'accepte tel qu'il est. Et c'est déjà pas mal !
Sinon je partage assez cette analyse.

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gegegrandbois
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Une chose est certaine, si dans nos lieux naturistes il n' y avait que des hommes, des femmes et des enfants au corps parfait, il n'y aurait pas grand monde...à commencer par moi !!! :# 😀

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jfreeman
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Un vrai défi : s'aimer comme on est !

Je distinguerai trois niveaux d'acceptation de soi :
1° L'esthétique corporelle
2° La physiologie liée à la notion d'hygiène de vie
3° L'esprit qui nous sublime

- On peut intervenir facilement sur le point N°3 en privilégiant l'ouverture d'esprit,
l'interactivité avec les autres, la sollicitude et la soif de culture.
- On peut en partie intervenir sur le point N°2 en évitant déjà de malmener sa précieuse santé
(alcool, tabac, "mal bouffe", sédentarité etc...).
- Enfin, pour le point N°1, il vaut mieux apprivoiser la tenue de peau que l'on a eu en héritage.
Et le naturisme, c'est justement un excellent outil pour être très bien dans son épiderme.

Bref, il est important de s'aimer et d'abord de s'en donner tous les moyens.
Et comme c'est écrit dans le "Le Petit Prince" :
On ne voit bien qu'avec le coeur, L'essentiel est invisible pour les yeux

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Phil92
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Je partage tout à fait le point de vue de jfreeman.
J'essaie de le mettre en pratique depuis quelques années et le naturisme est une excellente thérapie.

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loups
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bonjour
cela me rappelle une expérience particulière. une femme, après avoir découvert mon travail de peinture, se présente à moi pour poser nue. j'accepte volontiers et au file de cette relation peintre/ modèle, elle m'explique que son compagnon ne l'a jamais vu nue... elle m'expose la pression des média qui stéréotypent le corps de la femme et qui impose une référence de corps idéal! ce canon esthétique exclu une grande partie des femmes de la société qui souffre du regard des autres. elle m'exposa son envie de découvrir la jonction entre son être et son apparence à travers mes oeuvres. cette confiance de confier son image entre mes pinceaux était lié au fait qu'il n'y avait aucun enjeux et aucune ambiguïté dans notre relation, contrairement aux relations sociales ou l'apparence et l'individualisme sont rois.
dernièrement je l'ai croisé en pleine confiance et son compagnon l'a enfin vu nue.
Patrice

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papygb
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D'accord avec ces différents avis, qui ne sont du reste pas contradictoires.

Plus un détail. Pourquoi abuser du mot "complexe", emprunté à la psychanalyse ?

L'omniprésence d'images photographiques retouchées autant que de besoin et l'achat de vêtements fabriqués industriellement nous conduisent à constater "objectivement" nos écarts par rapport aux normes esthétiques actuelles. Je mets des guillemets car, bien sûr, l'objectivité n'existe pas, surtout quand il s'agit d'évaluer sa propre image. Mais enfin, il me suffit, par exemple, d'acheter un pantalon pour savoir que, selon ces normes, mes jambes sont trop courtes par rapport à ma taille. Savoir que ces écarts, classés comme défauts par le conformisme social, nuisent à votre image aux yeux de ceux pour qui elle se réduit à votre apparence physique, ce n'est pas un complexe mais de la simple lucidité.

Cela devient un complexe si vous laissez cette réalité "objective" vous empoisonner la vie. Ou plus précisément si, essayant de l'accepter, vous n'y parvenez en aucune façon. Dans ce cas, peut-être la psychanalyse...

Mais dans l'immense majorité des cas, un peu de bon sens vous dit que ce handicap, léger dans la mesure où il est largement partagé, dans vos premiers contacts avec des personnes étrangères, est rapidement surmonté dès qu'elles voient en vous autre chose qu'un mannequin et que, si vous le laissez vous empoisonner la vie, c'est vous-même qui vous réduisez à votre apparence physique. Il ne vous reste donc qu'à accepter votre corps tel qu'il est. Pour cela, il faudra peut-être vous forcer un peu au début, puis cela deviendra une habitude.

Et bien entendu un bon moyen de faire cet effort autrement que dans sa tête, qui, toute seule, n'arrête pas de tricher, c'est d'accepter d'être nu au milieu de gens dont la vue vous convaincra rapidement que le mannequin idéal n'existe que fort peu dans la réalité.

C'est pourquoi le naturisme devrait être prescrit comme thérapeutique à tous ceux qui ont un problème (un problème, c'est quand même moins grave qu'un complexe !) avec leur apparence physique. C'est pourquoi il devrait être de règle dans l'éducation des enfants. Ils auront probablement un "problème" quand même lors de l'adolescence, mais il y a de bonnes chances qu'ils le supportent mieux et s'en sortent plus facilement.

Ma signature habituelle convient particulièrement bien à ce sujet, n'est-ce pas, jfreeman ?

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desinscrit79
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(@desinscrit79)
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De toute façon, qu'on s'aime ou qu'on s'aime pas, on est comme on est non? (on nait comme on est)...

Pas le choix, faut faire avec 😉

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jfreeman
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(@jfreeman)
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Un vrai défi : s'aimer comme on est !
Et en plus s'efforcer d'être heureux... Ne serait-ce que pour les autres !

🙁 Un article qui prend les choses à contrepied :

Le bonheur fait sa révolution
Faut-il être heureux à tout prix ?

Source : Dalila Kerchouche - Madame Figaro
http://madame.lefigaro.fr/societe/bonheur-fait-sa-revolution-281210-121630

Le bonheur est subversif

Faut-il être heureux à tout prix ?
Face au culte effréné de l'hédonisme, psys et philosophes s'insurgent et tordent le cou
aux promesses chimériques, aux recettes toutes faites et autres mythes prémâchés
de la pseudo-félicité moderne. Quel bonheur !

« Qu'est-ce que je serais heureux si j'étais heureux ! »
D'une boutade, Woody Allen a capté l'un des grands paradoxes de notre époque.
À ériger le bonheur en norme absolue, ne créons-nous pas un monde aseptisé et sans saveur ?
« Voyez les photos des profils sur Facebook, avec sourires forcés et des visages uniformément radieux.

C'en est désespérant ! Ce devoir de bonheur devient pesant », s'indigne le philosophe Vincent Cespedes,
auteur de « Magique Étude du bonheur » (éd. Larousse). Depuis les années 2000, ce culte du bonheur,
que l'essayiste Pascal Bruckner étrillait déjà dans « l'Euphorie perpétuelle » (éd. Grasset), ne faiblit pas.
Au contraire !

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Eponine
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Pour ma part, je pense que la relation corps-esprit est bilatérale et compliqué.

Souffrant de spasmophilie, je connais quotidiennement des souffrances physiques créer par mes angoisses.

De même, j'ai des problèmes de dos et je viens de lire récemment dans un livre qu'une mauvaise posture était lié à l'estime de soi.

Le naturisme m'aide beaucoup. Je n'ai pas été malade un seul jour lors de mon séjour à la sablière en 2010, ce fut de véritable vacances.

Une psy m'a dit que l'estime de soi était donné par le père quelle que soit le sexe de l'enfant.

Eponine

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rusca59
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(@rusca59)
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Inscription: Il y a 13 ans

Quelques paroles empruntées à J.Louis Aubert :

Puisses-tu vivre, continuer,
puisses-tu aimer, continuer,
puisses-tu puiser un peu d'eau
dans le puit de tes nuits.

Puisses-tu sourire et même rire
quand le pire est à venir.
Puisses-tu aimer sans sourciller.
Simplement continuer.

Puisses-tu vivre, continuer,
sans sourciller et aimer qui tu es...

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