5 juillet 2022

B.D. Peau neuve

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PhilE
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http://www.sceneario.com/bande-dessinee/peau-neuve/peau-neuve/23642.html

Résumé de l'album Peau Neuve

Septembre 1990, Laura fait sa rentrée dans un nouveau collège.

L'agitation d'une élève en cours de français vaut à la classe une rédaction collective sur leurs vacances d'été. Le récit de Laura sur son séjour familial dans un camp naturiste attire l'attention de son professeur, mais surtout l'incompréhension et les railleries de ses camarades qui accompagneront ce passage difficile de l'enfance à l'adolescence.

Par Anaïs, le 14/09/2015

Notre avis sur l'album Peau Neuve

Une couverture intimiste, comme une invitation à entrer dans l'histoire : la mer est calme et une brise légère souffle. Un personnage de dos, assis nu sur les dunes de sables face à la mer, le regard au loin. C'est Laura contemplant sereinement l'horizon, dévêtue de ses doutes d'adolescente, nue d'une identité à façonner, d'un « à venir » à construire.

Mais pour en arriver là, il lui aura fallu arpenter les chemins escarpés de l'adolescence, se débattre avec les discours des adultes sur la liberté et l'ouverture d'esprit qu'offre le naturisme quand ils se heurtent à la norme et à la réalité des corps -corps d'enfant de Laura face à celui sexué des adultes-. Quand le corps nu donc libre devient une entrave, que faire de ce paradoxe et des questionnements qu'ils éveillent ?

La simplicité du trait et de la mise en couleur en aplats donnent à l'histoire une grande lisibilité, au risque de figer parfois un peu trop l'action. La question du naturisme (qui n'est pas seulement celle de corps nus posés, mais aussi celle de corps nus en mouvement) s'en trouve quelque peu ankylosée, entachant dans la forme la dimension libératoire du propos.

Par Anaïs, le 14/09/2015

Critique aussi dans Planète BD

http://www.planetebd.com/bd/delcourt/peau-neuve/-/27008.html

©Delcourt édition 2015

Peau neuve

Après des vacances naturistes et heureuses, Laura se retrouve dans un nouveau collège, en 5ème. Elle réapprend la dureté et la noirceur de la vie, au moment où son corps change. Un one shot subtil et délicat sur la complexité de l'adolescence.

L'histoire : Septembre 1990. Laura arrive dans son nouveau collège, moche, gris. Elle ne connaît personne. C'est bruyant, les élèves sont dissipés, agressifs. Perdue, atterrée, elle fait la connaissance d'une jeune métis, Claudia. Elles sont ensemble en 5èmee C avec Mme Brochard, que les élèves appellent « Prozac », une prof de Français proche de la retraite et dépressive. En classe, une jeune fille délurée, Karine, fille de témoins de Jéhovah mais dure et dévergondée, s'amuse à jeter des tampons mouillés d'encre rouge au tableau. Avec Claudia et son ami Abdel, Laura passe un bon moment pendant la récréation, les deux compères lui faisant une démonstration de danse sur Technotronic. Ce bon moment est gâché au moment où une jeune fille, grande et maladroite, est prise à partie par des élèves et proprement tabassée. Laura est choquée, mais ses nouveaux amis lui conseillent de faire comme si elle n'avait rien vu. D'ailleurs, Claudia lui conseille de ne jamais se faire remarquer... C'est pourtant ce qui va arriver puisque, quand « Prozac » rend les copies du devoir qu'elle a infligé à la classe pour punition du comportement de Karine, « racontez vos vacances », elle remet un 16/20 à Laura en la félicitant pour son devoir et ses vacances naturistes. La jeune devient alors un objet de curiosité malsaine et de détestation pour son bon niveau...

Ce qu'on en pense sur la planète BD : La petite Laura a beaucoup de choses à gérer. Elle qui n'était pas très à l'aise au camp naturiste, elle a réussi à se détendre. Elle a navigué tout l'été dans un milieu complètement cosmopolite, bienveillant, où les gens pensent à leur prochain, à la Terre. Elle a senti son corps changer, elle en a eu honte, elle n'a pas bien su le gérer, mais ce n'était rien comparé à ce qui l'attend au collège. Bêtise, méchanceté, haine de l'intelligence et de la différence, Elise Griffon prend un malin plaisir à faire vivre à son héroïne d'énormes contradictions entre les vacances et le monde « réel ». Là-bas, elle pouvait être elle-même. Ici, c'est carapace en titane ou la mort... Cette chronique adolescente est noire et dure, mais elle est aussi pleine d'espoir dans l'être humain et sa capacité à prendre le beau et le bon. Le trait d'Elise Griffon, basique, simple, vient en soutient d'une histoire complexe, toute en nuance, mais facile et agréable à lire. Après Salaire Net et Monde de Brutes, Griffon, en solo cette fois, fait à nouveau appel au coeur et à l'intelligence de ses lecteurs. Alors que le sujet est délicat, l'histoire se lit avec un petit sourire en coin, le sourire de l'espoir dans l'humanité.

scénar dessin

Frédéric Bounous

9 septembre 2015

Parmi d'autres.

Message édité par : fredericdromois / 14-10-2015 20:57

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jfreeman
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:b Livre à offrir aux jeunes adolescents (dans 3 mois, c'est Noël).

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Achetez via amazon, gratuit pour vous et entre 2% et 4% pour le site

raulmadrid
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Oui, ca donne envie de lire... ou acheter, plutôt.

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cendrinox
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Brrrrr, quelle tristesse à la lecture du synopsis, pas envie de donner des envies de suicide à mon ado ... où dans son collège, les "bons" modestes et rigolos ne sont pas persécutés.
D'ailleurs, c'était déjà comme ça quand j'y étais.

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Vente de videos vivrenu-tv, WNBR randonues

fredericdromois
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(@fredericdromois)
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Bonne analyse agréable à lire de Franck Dit Bart sur le Mag.
A titre personnel, je n'aime par contre pas trop les dessins et la définition de """"l'anarchiste de droite"""" m'a fait personnellement sourire 😀

Fred.

http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article8957

« Peau neuve », ados et naturisme ou le schisme des apparences ! par La Singette Missdinguette

Quand une jeune femme éprise de cinoche au point de suivre des études consacrées au 7ème art et fine fleur du dessin, conjugue à l'aune de son talent ses deux expressions... Il en sort « Peau neuve », une fameuse BD d'Elise Griffon que je vous recommande. A l'âge où l'héroïne Laura 12 ans fluette se mue, de gamine à presque femme en camp naturiste l'été. Elle vit la liberté d'être nue avec aisance et naturel dans le Sud-Ouest des années 1990. Retour à la civilisation et gare au regard égrillard et paillard des collégiens, pour lesquels le corps nu revêt du tabou ancestral. Plus dure sera la chute de la transformation de Laura en passe avec le cloaque des préjugés !

Loin du vacarme actuel des grands centres naturistes, qui phagocytent les petites structures à visage humain, au nom de critères bassement mercantiles, cette BD défrise et offre un appel d'air nécessaire.

Laura séjourne régulièrement l'été sous la tente dans un camp naturiste (c'est le terme usité dans la BD). Elle se ressent gamine et est attirée par les plus grands, comme une soif de grandir et se découvrir toute autre. Que s'opère la transformation.

« Peau neuve », ados et naturisme ou le schisme des apparences ! par La Singette Missdinguette
« Peau neuve », ados et naturisme ou le schisme des apparences !

Quand une jeune femme éprise de cinoche au point de suivre des études consacrées au 7ème art et fine fleur du dessin, conjugue à l'aune de son talent ses deux expressions... Il en sort « Peau neuve », une fameuse BD d'Elise Griffon que je vous recommande. A l'âge où l'héroïne Laura 12 ans fluette se mue, de gamine à presque femme en camp naturiste l'été. Elle vit la liberté d'être nue avec aisance et naturel dans le Sud-Ouest des années 1990. Retour à la civilisation et gare au regard égrillard et paillard des collégiens, pour lesquels le corps nu revêt du tabou ancestral. Plus dure sera la chute de la transformation de Laura en passe avec le cloaque des préjugés !

Loin du vacarme actuel des grands centres naturistes, qui phagocytent les petites structures à visage humain, au nom de critères bassement mercantiles, cette BD défrise et offre un appel d'air nécessaire.

Laura séjourne régulièrement l'été sous la tente dans un camp naturiste (c'est le terme usité dans la BD). Elle se ressent gamine et est attirée par les plus grands, comme une soif de grandir et se découvrir toute autre. Que s'opère la transformation.

Elle va devenir héroïne malgré elle.
Rien de tel dans cet univers où les frontières de la langue pour communiquer et se comprendre sont abolies par la présence des corps nus au naturel et à l'unisson. On se comprend toujours. Et dans ce melting-pot multilingue si riche, les enfants petits et grands s'entendent parfaitement. Ils assistent même de loin au sauvetage d'un baigneur téméraire. L'explication donnée de la main de son père, qui brasse le sable et dessine le phénomène de la baïne pour Laura et son frère, est confondante, tant son explication est limpide. Histoire aussi de s'approprier le danger de l'océan, qui roule et déroule ses rouleaux à une éventuelle victime, qui se laisse prendre dans ses filets.
Chapeau l'artiste, outre son talent de conteuse née, elle nous offre en plus ses capacités de pédagogue affirmée ! Le Bartos n'avait jamais été fichu de m'expliquer ce qu'est une baïne, le cave ! Alors qu'Elise Griffon, tout bonnement, d'un simple coup de crayon s'y est attachée elle et j'ai tout pigé.

J'en viens aussi à la « cible » (quel vilain terme grossier et guerrier). A qui s'adresse cette BD ? Je pense à tous les âges de 7 à 77 ans et aussi forcément aux ados. En effet, dans cet univers à flanc de forêt baigné par l'océan Atlantique de ce camp naturiste, tout le monde est gentil avec tout le monde. Voir même prévenant et attentif, dans le partage en vacances de la nudité affirmée, avec simplicité volontaire, éthique naturiste et respect mutuel de mise. Cette représentation somme toute paradisiaque et idyllique cache quelques revers, sitôt, sorti à l'air de la réalité. Une fois extirpé de ce petit cocon douillet où la vision des autres êtres qui se présentaient à nu sans qu'aucun aspect sexuel n'entre plus en ligne de compte. Tout diffère forcément à l'extérieur. Puisque chez les naturistes l'intime se gère à couvert et de manière très pudique. Alors que chez les textiles, il est mis en orbite sur la scène des réseaux sociaux, pour des nombrilades et bacchanales si banales et vides de sens. Mais, gare aux retombées explosives les autres mois de l'année dans la vraie vie au quotidien.

C'est tout le ressort de cette histoire. Laura est une gamine épanouie, puisque forcément au tout début, elle n'appréhende pas son corps de façon tabou. Elle l'accepte parfaitement et sait éprouver les caresses de la nature à son égard.
La rentrée en 5e dans un nouveau collège va tout basculer pour elle, quand la prof de français exige que les élèves racontent leurs vacances d'été. Laura trace ses souvenirs et ses plaisirs de se vivre nue. Elle remporte le pompon et forcément l'acrimonie de ses camarades qui la prennent en grippe. Sa nouvelle copine l'avait pourtant mise en garde : « Je te l'avais dit, de ne pas te faire remarquer. Et toi, qu'est-ce que tu fais ? T'écris un gros truc de cul en rédaction ! » (page 75). Etre nu pour les ados en présence, c'est dégueu, c'est crade... Toutes les images des pubs partout présentes avilissent les femmes dans leur image et les présentent comme un produit à consommer concourent à disqualifier les corps au naturel. A tel point que Karine, fille de témoin de Jéhovah, à charge de revanche contre son éducation, est la plus délurée du collège. Elle va s'en prendre directement à Laura pour lui avoir volé la vedette.

Les péripéties de la vie de Laura la meurtrissent. Elle devient la victime de ses camarades, en tant qu'oiseau rare aux moeurs inavouables, taxée de tous les préjugés, jusqu'à l'apothéose qui engendrera sa mue dans la douleur, à son corps défendant.

« Peau neuve », ados et naturisme ou le schisme des apparences ! par La Singette Missdinguette
« Peau neuve », ados et naturisme ou le schisme des apparences !

Quand une jeune femme éprise de cinoche au point de suivre des études consacrées au 7ème art et fine fleur du dessin, conjugue à l'aune de son talent ses deux expressions... Il en sort « Peau neuve », une fameuse BD d'Elise Griffon que je vous recommande. A l'âge où l'héroïne Laura 12 ans fluette se mue, de gamine à presque femme en camp naturiste l'été. Elle vit la liberté d'être nue avec aisance et naturel dans le Sud-Ouest des années 1990. Retour à la civilisation et gare au regard égrillard et paillard des collégiens, pour lesquels le corps nu revêt du tabou ancestral. Plus dure sera la chute de la transformation de Laura en passe avec le cloaque des préjugés !

Loin du vacarme actuel des grands centres naturistes, qui phagocytent les petites structures à visage humain, au nom de critères bassement mercantiles, cette BD défrise et offre un appel d'air nécessaire.

Laura séjourne régulièrement l'été sous la tente dans un camp naturiste (c'est le terme usité dans la BD). Elle se ressent gamine et est attirée par les plus grands, comme une soif de grandir et se découvrir toute autre. Que s'opère la transformation.

Elle va devenir héroïne malgré elle.
Rien de tel dans cet univers où les frontières de la langue pour communiquer et se comprendre sont abolies par la présence des corps nus au naturel et à l'unisson. On se comprend toujours. Et dans ce melting-pot multilingue si riche, les enfants petits et grands s'entendent parfaitement. Ils assistent même de loin au sauvetage d'un baigneur téméraire. L'explication donnée de la main de son père, qui brasse le sable et dessine le phénomène de la baïne pour Laura et son frère, est confondante, tant son explication est limpide. Histoire aussi de s'approprier le danger de l'océan, qui roule et déroule ses rouleaux à une éventuelle victime, qui se laisse prendre dans ses filets.
Chapeau l'artiste, outre son talent de conteuse née, elle nous offre en plus ses capacités de pédagogue affirmée ! Le Bartos n'avait jamais été fichu de m'expliquer ce qu'est une baïne, le cave ! Alors qu'Elise Griffon, tout bonnement, d'un simple coup de crayon s'y est attachée elle et j'ai tout pigé.

J'en viens aussi à la « cible » (quel vilain terme grossier et guerrier). A qui s'adresse cette BD ? Je pense à tous les âges de 7 à 77 ans et aussi forcément aux ados. En effet, dans cet univers à flanc de forêt baigné par l'océan Atlantique de ce camp naturiste, tout le monde est gentil avec tout le monde. Voir même prévenant et attentif, dans le partage en vacances de la nudité affirmée, avec simplicité volontaire, éthique naturiste et respect mutuel de mise. Cette représentation somme toute paradisiaque et idyllique cache quelques revers, sitôt, sorti à l'air de la réalité. Une fois extirpé de ce petit cocon douillet où la vision des autres êtres qui se présentaient à nu sans qu'aucun aspect sexuel n'entre plus en ligne de compte. Tout diffère forcément à l'extérieur. Puisque chez les naturistes l'intime se gère à couvert et de manière très pudique. Alors que chez les textiles, il est mis en orbite sur la scène des réseaux sociaux, pour des nombrilades et bacchanales si banales et vides de sens. Mais, gare aux retombées explosives les autres mois de l'année dans la vraie vie au quotidien.

C'est tout le ressort de cette histoire. Laura est une gamine épanouie, puisque forcément au tout début, elle n'appréhende pas son corps de façon tabou. Elle l'accepte parfaitement et sait éprouver les caresses de la nature à son égard.
La rentrée en 5e dans un nouveau collège va tout basculer pour elle, quand la prof de français exige que les élèves racontent leurs vacances d'été. Laura trace ses souvenirs et ses plaisirs de se vivre nue. Elle remporte le pompon et forcément l'acrimonie de ses camarades qui la prennent en grippe. Sa nouvelle copine l'avait pourtant mise en garde : « Je te l'avais dit, de ne pas te faire remarquer. Et toi, qu'est-ce que tu fais ? T'écris un gros truc de cul en rédaction ! » (page 75). Etre nu pour les ados en présence, c'est dégueu, c'est crade... Toutes les images des pubs partout présentes avilissent les femmes dans leur image et les présentent comme un produit à consommer concourent à disqualifier les corps au naturel. A tel point que Karine, fille de témoin de Jéhovah, à charge de revanche contre son éducation, est la plus délurée du collège. Elle va s'en prendre directement à Laura pour lui avoir volé la vedette.

Les péripéties de la vie de Laura la meurtrissent. Elle devient la victime de ses camarades, en tant qu'oiseau rare aux moeurs inavouables, taxée de tous les préjugés, jusqu'à l'apothéose qui engendrera sa mue dans la douleur, à son corps défendant.

Le nu, dans son acceptation collective à des fins de vie dans la nature et dans le respect mutuel, conduit à l'épanouissement et à se sentir libre dans un contexte apaisant et non agressif. A contrario du nu imposé aux yeux des autres et bafoué dans son intégrité, qui lui représente un acte d'humiliation dans sa chair. Les régimes totalitaires et fascistes l'avaient parfaitement compris et l'utilisaient comme arme de destruction massive dans les camps de la mort : les goulags et autres lieux de privation de liberté, au nom d'une certaine rééducation par le travail forcé à en mourir.

C'est là encore où Elise Griffon, par sa capacité de se grimer dans la peau d'une gamine issue d'une famille naturiste, qui apprécie ce mode de vie au naturel et sans fioriture, excelle dans l'art de raconter par le dessin cette histoire poignante.
Les parents de Laura sont décrits comme des personnes à son écoute coûte que coûte, tout en restant ferme sur certains points. Ils s'inquiètent de ses fréquentations auprès d'adolescents plus avancés en âge et craignent peut-être aussi de la voir grandir trop vite et que la petite fille qu'ils ont toujours connue leur échappe.

Le contraste aussi opère au niveau de la géographie des lieux de vie où se situe l'action de la BD. Entre l'été où Laura est réveillée par un écureuil et sa vie dans le collège prison planté au milieu d'une citée de grands ensembles. Les moeurs s'en ressentent. Les naturistes qu'on aurait pu croire sauvages, du fait même de leur mode de vie à nu se révèlent parfaitement pacifiques et à l'écoute des uns et des autres. Même quand la médecine traditionnelle est incapable de soigner la douleur, sans droguer, Paco, le vieux sage impose ses mains et sait soulager en douceur et sans la violence toxique.

La cité quant à elle n'accepte pas la différence. C'est la jungle et la loi du plus fort et de la plus grande gueule qui règne. Laura l'apprendra à ses dépens. Pire encore que le dénuement lors d'une tempête, qui va ravager son havre de paix et décimer la forêt où elle se sentait si bien auprès de ses pins.
Je ne raconte pas toute l'histoire, je vous propose de la découvrir par vous-même.

J'aime le graphisme. La douceur des traits des personnages grands et petits dans l'univers naturiste. Et le trait plus dur qu'elle attribue aux collégiens. Elise Griffon a développé une palette de teintes très riches. La dissonance est saisissante entre les jaunes chaleureux du sable et du Phébus et la grisaille de la vie de collégien.

Ces personnages sont attachants. Ils déménagent vite du ciboulot sur l'écran blanc du cinoche, lors de la projection d'un film d'Alien. Les mômes, c'est bien connu, aiment rejouer les scènes qui les ont terrifiés pour se rassurer. Rien de tel que la plage, terrain de jeu fabuleux et se badigeonner d'argile pour paraitre monstrueux.

« Peau neuve », ados et naturisme ou le schisme des apparences ! par La Singette Missdinguette
« Peau neuve », ados et naturisme ou le schisme des apparences !

Quand une jeune femme éprise de cinoche au point de suivre des études consacrées au 7ème art et fine fleur du dessin, conjugue à l'aune de son talent ses deux expressions... Il en sort « Peau neuve », une fameuse BD d'Elise Griffon que je vous recommande. A l'âge où l'héroïne Laura 12 ans fluette se mue, de gamine à presque femme en camp naturiste l'été. Elle vit la liberté d'être nue avec aisance et naturel dans le Sud-Ouest des années 1990. Retour à la civilisation et gare au regard égrillard et paillard des collégiens, pour lesquels le corps nu revêt du tabou ancestral. Plus dure sera la chute de la transformation de Laura en passe avec le cloaque des préjugés !

Loin du vacarme actuel des grands centres naturistes, qui phagocytent les petites structures à visage humain, au nom de critères bassement mercantiles, cette BD défrise et offre un appel d'air nécessaire.

Laura séjourne régulièrement l'été sous la tente dans un camp naturiste (c'est le terme usité dans la BD). Elle se ressent gamine et est attirée par les plus grands, comme une soif de grandir et se découvrir toute autre. Que s'opère la transformation.

Elle va devenir héroïne malgré elle.
Rien de tel dans cet univers où les frontières de la langue pour communiquer et se comprendre sont abolies par la présence des corps nus au naturel et à l'unisson. On se comprend toujours. Et dans ce melting-pot multilingue si riche, les enfants petits et grands s'entendent parfaitement. Ils assistent même de loin au sauvetage d'un baigneur téméraire. L'explication donnée de la main de son père, qui brasse le sable et dessine le phénomène de la baïne pour Laura et son frère, est confondante, tant son explication est limpide. Histoire aussi de s'approprier le danger de l'océan, qui roule et déroule ses rouleaux à une éventuelle victime, qui se laisse prendre dans ses filets.
Chapeau l'artiste, outre son talent de conteuse née, elle nous offre en plus ses capacités de pédagogue affirmée ! Le Bartos n'avait jamais été fichu de m'expliquer ce qu'est une baïne, le cave ! Alors qu'Elise Griffon, tout bonnement, d'un simple coup de crayon s'y est attachée elle et j'ai tout pigé.

J'en viens aussi à la « cible » (quel vilain terme grossier et guerrier). A qui s'adresse cette BD ? Je pense à tous les âges de 7 à 77 ans et aussi forcément aux ados. En effet, dans cet univers à flanc de forêt baigné par l'océan Atlantique de ce camp naturiste, tout le monde est gentil avec tout le monde. Voir même prévenant et attentif, dans le partage en vacances de la nudité affirmée, avec simplicité volontaire, éthique naturiste et respect mutuel de mise. Cette représentation somme toute paradisiaque et idyllique cache quelques revers, sitôt, sorti à l'air de la réalité. Une fois extirpé de ce petit cocon douillet où la vision des autres êtres qui se présentaient à nu sans qu'aucun aspect sexuel n'entre plus en ligne de compte. Tout diffère forcément à l'extérieur. Puisque chez les naturistes l'intime se gère à couvert et de manière très pudique. Alors que chez les textiles, il est mis en orbite sur la scène des réseaux sociaux, pour des nombrilades et bacchanales si banales et vides de sens. Mais, gare aux retombées explosives les autres mois de l'année dans la vraie vie au quotidien.

C'est tout le ressort de cette histoire. Laura est une gamine épanouie, puisque forcément au tout début, elle n'appréhende pas son corps de façon tabou. Elle l'accepte parfaitement et sait éprouver les caresses de la nature à son égard.
La rentrée en 5e dans un nouveau collège va tout basculer pour elle, quand la prof de français exige que les élèves racontent leurs vacances d'été. Laura trace ses souvenirs et ses plaisirs de se vivre nue. Elle remporte le pompon et forcément l'acrimonie de ses camarades qui la prennent en grippe. Sa nouvelle copine l'avait pourtant mise en garde : « Je te l'avais dit, de ne pas te faire remarquer. Et toi, qu'est-ce que tu fais ? T'écris un gros truc de cul en rédaction ! » (page 75). Etre nu pour les ados en présence, c'est dégueu, c'est crade... Toutes les images des pubs partout présentes avilissent les femmes dans leur image et les présentent comme un produit à consommer concourent à disqualifier les corps au naturel. A tel point que Karine, fille de témoin de Jéhovah, à charge de revanche contre son éducation, est la plus délurée du collège. Elle va s'en prendre directement à Laura pour lui avoir volé la vedette.

Les péripéties de la vie de Laura la meurtrissent. Elle devient la victime de ses camarades, en tant qu'oiseau rare aux moeurs inavouables, taxée de tous les préjugés, jusqu'à l'apothéose qui engendrera sa mue dans la douleur, à son corps défendant.

Le nu, dans son acceptation collective à des fins de vie dans la nature et dans le respect mutuel, conduit à l'épanouissement et à se sentir libre dans un contexte apaisant et non agressif. A contrario du nu imposé aux yeux des autres et bafoué dans son intégrité, qui lui représente un acte d'humiliation dans sa chair. Les régimes totalitaires et fascistes l'avaient parfaitement compris et l'utilisaient comme arme de destruction massive dans les camps de la mort : les goulags et autres lieux de privation de liberté, au nom d'une certaine rééducation par le travail forcé à en mourir.

C'est là encore où Elise Griffon, par sa capacité de se grimer dans la peau d'une gamine issue d'une famille naturiste, qui apprécie ce mode de vie au naturel et sans fioriture, excelle dans l'art de raconter par le dessin cette histoire poignante.
Les parents de Laura sont décrits comme des personnes à son écoute coûte que coûte, tout en restant ferme sur certains points. Ils s'inquiètent de ses fréquentations auprès d'adolescents plus avancés en âge et craignent peut-être aussi de la voir grandir trop vite et que la petite fille qu'ils ont toujours connue leur échappe.

Le contraste aussi opère au niveau de la géographie des lieux de vie où se situe l'action de la BD. Entre l'été où Laura est réveillée par un écureuil et sa vie dans le collège prison planté au milieu d'une citée de grands ensembles. Les moeurs s'en ressentent. Les naturistes qu'on aurait pu croire sauvages, du fait même de leur mode de vie à nu se révèlent parfaitement pacifiques et à l'écoute des uns et des autres. Même quand la médecine traditionnelle est incapable de soigner la douleur, sans droguer, Paco, le vieux sage impose ses mains et sait soulager en douceur et sans la violence toxique.

La cité quant à elle n'accepte pas la différence. C'est la jungle et la loi du plus fort et de la plus grande gueule qui règne. Laura l'apprendra à ses dépens. Pire encore que le dénuement lors d'une tempête, qui va ravager son havre de paix et décimer la forêt où elle se sentait si bien auprès de ses pins.
Je ne raconte pas toute l'histoire, je vous propose de la découvrir par vous-même.

J'aime le graphisme. La douceur des traits des personnages grands et petits dans l'univers naturiste. Et le trait plus dur qu'elle attribue aux collégiens. Elise Griffon a développé une palette de teintes très riches. La dissonance est saisissante entre les jaunes chaleureux du sable et du Phébus et la grisaille de la vie de collégien.

Ces personnages sont attachants. Ils déménagent vite du ciboulot sur l'écran blanc du cinoche, lors de la projection d'un film d'Alien. Les mômes, c'est bien connu, aiment rejouer les scènes qui les ont terrifiés pour se rassurer. Rien de tel que la plage, terrain de jeu fabuleux et se badigeonner d'argile pour paraitre monstrueux.

Outre le fait de vouloir raconter une histoire qui se situe en majeur partie dans un lieu naturiste, où en principe, c'est le calme plat. Elise Griffon sait tenir en haleine son lectorat, car jamais en panne d'inspiration.

J'adore cette BD, à part un léger bémol et pour la forme, afin de taquiner Elise Griffon dans le sens du poil à gratter. Dans une discussion lors d'un repas collectif, au camp, des propos sont échangés. On y entend que le naturisme abat les barrières sociales. Du style : « C'est vrai que si tu mets tout le monde à poil, on ne voit plus les classes sociales des gens. Si, il y en a qui portent des grosses montres ! On est bien loin des pionniers anarchistes... » (pages 24 / 25) Et le père de Laura qui définit les anarchistes qu'il n'aime pas : « Je parlais des anarchistes de droite. Ceux qui font tout ce qu'ils veulent même au détriment des autres ». (page 25) Et qui selon sa définition ne sont absolument pas des anarchistes et à plus forte raison vis-à-vis justement des pionniers du naturisme qui appartenaient pour certains à la mouvance libertaire.
http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article8928

Cette phraséologie du non-sens avait peut-être cours dans les années 1990 ! Je n'en sais foutre rien. J'accorde à son auteure, dont j'apprécie la démarche artistique, le bénéfice du doute. D'autant que c'est une fiction. Ce sont ses personnages qui parlent et non elle. Elle peut leur faire dire ce qu'elle veut. Merdre de merdre, c'est elle l'artiste et la créatrice ! Elle a droit de vie et de mort sur ses personnages. Basta les critiques à la chique obtuse dont les naturistes sont souvent friands. C'est tellement facile de vivre à l'aise derrière leurs palissades policées et ignorer les véritables réalités de leur propre histoire et de Vive la Sociale ! Suivez mon regard .... !

Petit rappel des troupes, Elise Griffon a composé toute seule à sa table de travail cette oeuvre épatante, à la fois aux bulles et au graphisme. Même si j'en crois sa bio, elle aime aussi oeuvrer en duo avec Sébastien Marnier. Leur précédent ouvrage s'intitulait « Salaire net monde de brutes » et a été publié en 2013 toujours chez Delcourt. Hélas, je ne l'ai pas lu et ne peut donc pas en parler. Vous en entendrez bientôt parlé sur Arte !

Un mot également sur le format adopté de l'ouvrage qui n'est pas courant. 16,5 sur 23 cm. Il s'ouvre à toutes les mains et tous les regards.

Pour finir sur deux question d'actualité que je meure de poser à son auteure. Si Laura avait 12 ans en 2015, vivrait-elle la même drame existentiel avec la même intensité vis-à-vis de ses camarades de collège ? Au niveau du naturisme, vivrait-elle dans un camp avec la même simplicité du nu volontaire et surtout, les ados vivraient-ils aussi nus que Laura et ses ami(e)s des années 1990 ? C'est tout un pan de l'évolution de la société qui est mis en relief et par conséquent du naturisme.

En attendant, qui que vous soyez, la BD d'Elise Griffon ne peut pas vous laisser indifférent. Pour la remercier, je lui dédie ces quelques lignes tirées d'un dialogue de « La Brigade du rire », le dernier roman de Gérard Mordillat que je suis en train de lire. Il tisse parfaitement le sens dans la trame de « Peau neuve », la BD littéraire que l'on sait. N'en déplaise aux Finkelprouts et autres réacs de l'intelligentsia cadavérique qui tuent la culture pour tous.
« Et que ce soit dans un roman de gare, un traité de géographie ou Le Capital, la vérité de ce que nous sommes peut sortir de n'importe quel mot lu dans n'importe quel livre ». (page 349)

Peau neuve d'Elise Griffon, éditions Delcourt, septembre 2015, 128 pages, 15, 95 euros

""""""""

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fredericdromois
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Pour les parisiens :

Message FB d' Elise GRIFFON :

" Bonjour, pour ceux d'entre vous qui sont parisiens ou proches, la librairie Atout Livres dans le 12e organise le lancement de ma BD "Peau neuve" le mercredi 14 octobre à 19h30. Ce sera l'occasion de prendre un verre et d'en discuter pour ceux qui le souhaitent... https://www.facebook.com/events/422198204635403/ "

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Vente de videos vivrenu-tv, WNBR randonues

desinscrit79
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Il faudrait que quelqu'un de l'UMP puisse l'avoir entre les mains pour que cette bd se vende aussi bien que "tous à poil" (dont Coppé avait fait une très bonne publicité à l'époque ) 😉

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fredericdromois
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Message FB d' Elise GRIFFON :

" Bonjour, pour ceux d'entre vous qui sont parisiens ou proches, la librairie Atout Livres dans le 12e organise le lancement de ma BD "Peau neuve" le mercredi 14 octobre à 19h30. Ce sera l'occasion de prendre un verre et d'en discuter pour ceux qui le souhaitent... https://www.facebook.com/events/422198204635403/ "

je ferai des dédicaces après une petite discussion et avant un petit verre offert par la librairie ! Le livre sera en vente, ainsi que de nombreux autres: c'est une très belle librairie."

Si un reporter VivreNudien pouvait se rendre sur les lieux, faire quelques photos et un petit compte rendu, ce serait chouette 😉

Fred.

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Falk
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Je passerai peut-être au lancement.

Autrement : j'ai feuilleté l'album rapidement il y a deux jours ; quelques scènes le font réserver aux adultes 😕 . Dommage..car je comptais l'acheter, et le laisser "traîner" chez moi, à la portée de mon fils préado...

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sanglier83
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Un très bel album, je viens de le lire ...... :=!
Il a fait l'admiration du vendeur de ma librairie BD favorite ! (librairie FALBA, ex-BEDULE à TOULON) .

Du naturisme, les pratiques sont longuement décrites, et sous un jour très favorable, même si l'auteur semble un peu ironiser sur les lieux communs qui traversent les entretiens entre naturistes .
Au delà, j'ai aimé l'histoire de cette enfant en début d'adolescence, un peu cocoonée par son milieu et qui découvre la guerre de la vie, qui va devenir une combattante, apte à se défendre puis revenir au naturisme par libre choix et non plus par suivisme vis à vis de sa famille . Elle fait l'apprentissage dur et beau de la voie du guerrier .
Le trait, les choix de couleur d'Elise Griffon m'ont d'abord déconcerté . Puis j'ai senti qu'ils s'adaptaient magnifiquement à l'histoire .

Enfin, pour répondre à Falk, les préados de maintenant sont assez avertis (copains, médias ....) pour que, à mon sens la BD ne puisse les gêner (la "pire" image, très isolée, montre un jeune couple enlacé dont le garçon est en érection). Au contraire, il me semble que cela peut donner matière à une saine discussion familiale sur ce qui se passe quand un couple entre dans une relation amoureuse . Elise Griffon a le courage de dire et montrer (assez chastement !) que l'ado a des pulsions sexuelles, même dans le cadre du naturisme et que cela ne conduit pas nécessairement vers une sexualité débridée .

Je crois que vous pouvez tous courir chez votre libraire ! 😉

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fredericdromois
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Posté par: @Falk

Autrement : j'ai feuilleté l'album rapidement il y a deux jours ; quelques scènes le font réserver aux adultes 😕 . Dommage..car je comptais l'acheter, et le laisser "traîner" chez moi, à la portée de mon fils préado...  

Une scène (une image) peut être un peu limite pour des ados mais on apprends par la suite qu'il ne s'est rien passé ...
Je suis plutôt de l'avis de sanglier. Une manière aussi d'aborder la sexualité avec eux.
A mon avis pas pire que ce qui doit se passer dans des campings textiles en tout cas.

Nos enfants ont eu la BD entre les mains ....

Fred.

Message édité par : fredericdromois / 04-10-2015 21:54

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Falk
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Posté par: @fredericdromois

Posté par: @Falk

Autrement : j'ai feuilleté l'album rapidement il y a deux jours ; quelques scènes le font réserver aux adultes 😕 . Dommage..car je comptais l'acheter, et le laisser "traîner" chez moi, à la portée de mon fils préado...  

Une scène (une image) peut être un peu limite pour des ados mais on apprends par la suite qu'il ne s'est rien passé ...
Je suis plutôt de l'avis de sanglier. Une manière aussi d'aborder la sexualité avec eux.
A mon avis pas pire que ce qui doit se passer dans des campings textiles en tout cas.

Nos enfants ont eu la BD entre les mains ....

Fred.

Message édité par : fredericdromois / 04-10-2015 21:54

 

Mon aîné à 9 ans (ma cadette 7). Ma femme et moi avons commencé à pratiquer le naturisme assez récemment (2013) et n'y avons pas, pour l'instant, associé nos enfants. Il y a quelques semaines, nous avons évoqué le sujet avec eux...et mon fils de 9 ans a eu une réaction de rejet assez étonnante (c'est NUUUL !). Etonnante, car je pensais que c'était plutôt l'apanage des ados..

Tout cela pour dire que je ne voudrais pas qu'il se dise que le naturisme c'est NUUUL et...dEEEgueulAAAsse Smile 🙂 😉 . Faut quand même reconnaître que l'image est un peu crue.

D'où l'importance d'aborder la sexualité avec ses enfants avant que les camarades d'école le fassent, c'est sûr..

Message édité par : Falk / 04-10-2015 23:51

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