23 mai 2022
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Feu les seins nus, dans le Nouvel Obs 26 août 2021

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PhilE
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https://www.nouvelobs.com/lifestyle/20210826.OBS47899/feu-le-monokini-ou-les-tristes-raisons-qui-incitent-les-femmes-a-ne-plus-bronzer-seins-nus.html#

Feu le monokini, ou les tristes raisons qui incitent les femmes à ne plus bronzer seins nus

Cet été, sur les plages, il est peu probable que vous ayez croisé des corps féminins « topless ». Et ça n’a rien avoir avec la météo. Un sondage Ifop- pour Xcams Media, met en lumière la longue décrue d’un phénomène qui connut un court apogée dans les années 1980

 
Temps de lecture 5 min
 (STANISLAS MERLIN / Image Source via AFP)
(STANISLAS MERLIN / Image Source via AFP)

Nice, sur une plage publique. Le corps légèrement musclé, les cheveux tirés et le teint joliment hâlé… une femme sort de l’eau, marche sans précipitation sur les galets et se dirige vers les douches. Un peu gênés, les regards se détournent discrètement de cette cinquantenaire qui n’a rien d’une bimbo… mais ne porte qu’un bas de maillot de bain. A première vue, elle est la seule ce jour-là à oser le monokini.

Et stupidement, l’on se prend à se demander s’il s’agit d’une militante féministe. Ou bien d’une naturiste perdue sur la Côte d’Azur, voire d’une touriste scandinave. Car c’est bien connu, les femmes du Nord sont libres avec leur corps…

Les Françaises furent les premières à enlever le haut…

Dans le sud de la France, dans les années 1970

Dans le sud de la France, dans les années 1970

Premières en Europe à avoir enlevé le haut au milieu des années 1960, les Françaises ont aussi été les premières, nous apprend cette étude Ifop, à le remettre. Pour des raisons, on s’en doutait un peu, qui ne vont pas toujours dans le sens de l’épanouissement personnel et de la liberté individuelle…

De fait, la première raison invoquée par les femmes pour se couvrir la poitrine, à lire ce sondage, serait d’ordre sanitaire : tout âge confondu, 53 % d’entre elles avancent le risque encouru par leur peau si elles bronzent seins nus. Rien à redire. Fort heureusement, les alertes répétées sur le risque de cancers dus à l’exposition au soleil, ont porté leur fruit.

Hélas, parmi les moins de 25 ans, ce souci sanitaire laisse place à une préoccupation d’un tout autre ordre : 50 % d’entre elles disent craindre l’agression physique ou sexuelle, 48 % ne veulent pas subir le regard concupiscent des hommes et 56 % de ces jeunes femmes redoutent qu’une photo d’elles en monokini ne soit publiée sur les réseaux sociaux. Mis à part la sombre faculté de nuisance de la Toile, rien de bien neuf sous le soleil…

Crainte du harcèlement et dictature du summer body

Deux femmes, seins nus, alors qu’elles participent au mouvement mondial « Free the Nipple »,  lors d’une journée « topless »  à Hampton Beach, 2017

Deux femmes, seins nus, alors qu’elles participent au mouvement mondial « Free the Nipple »,  lors d’une journée « topless »  à Hampton Beach, 2017

Tout aussi immuable est le regard que les Françaises portent sur leur corps dénudé. C’est cette fameuse injonction à arborer un corps d’été, le fameux « summer body » brillamment analysé par Christophe Granger dans « la Saison des apparences. Naissance des corps d’été » (éditions Anamosa).

En 2021, donc, près d’une femme sur deux redoute toujours les remarques désobligeantes sur, au choix, son ventre (35 %), ses fesses (26 %) ou sa poitrine (25 %). Paranos et particulièrement complexées les Françaises ? Loin de là ! Ce sondage révèle en effet que 16 % d’entre elles ont déjà subi des remarques sur leur corps tandis que 49 % ont déjà été victimes d’une forme de harcèlement ou d’atteinte sexuelle sur les plages ou dans un lieu de baignade.

Traumatisée, harcelée, complexée… la grande majorité des Françaises, on le comprend, n’est pas prête à dégrafer son soutien-gorge en public. La minorité qui s’y risque appartient, on le découvre dans ce sondage, à un milieu social et culturel élevé, capable, entre autres, de se payer des vacances dans des lieux un peu isolés et préservés.

Du bikini au monokini… une histoire pas si simple

Et ce clivage rejoint finalement les premiers temps des loisirs en plein air, quand la jeunesse dorée, voire les cadres aisés, osaient, en pionniers, se déshabiller pour s’adonner aux joies de la baignade et des sports de plage. Quitte à subir les foudres des villageois horrifiés par tant de dépravation… Shorts de plage et tout petits bikini (une invention d’un certain Louis Réard, ingénieur automobile de son état, en 1946) ont fini par devenir la norme en Occident. C’est le sens de l’histoire. Du bikini au monokini, il n’y a qu’un pas, a-t-on envie de penser. Pas si simple !

Kirk Douglas et une starlette en bikini, Venice, 1953,

Kirk Douglas et une starlette en bikini, Venice, 1953,

Car à l’origine, ce bout de tissu est bien plus qu’un simple vêtement dédié aux loisirs. C’est un styliste autrichien réfugié en Californie, Rudi Gernreich, qui eut l’idée de créer ce maillot de bain topless et de le commercialiser dans les années 1960, après avoir tenté la robe sein nue. Un geste militant pour ce créateur qui voulait promouvoir une mode unisexe (on lui doit aussi des jupes pour hommes, bien avant celles de Jean-Paul Gauthier), et sortir du conservatisme des années 1950.

En France, c’est en 1964 que le monokini fait son apparition pour la première fois sur une plage de Saint-Tropez. La partie était-elle gagnée pour autant et le monokini allait-il s’installer tranquillement dans notre paysage balnéaire ? Pas vraiment.

« Une apparente décontraction régie par un code de fer »

A croire Jean-Claude Kaufmann, auteur de « Corps de femmes, regards d’hommes » (1995, Nathan), cette pratique qui n’a rien d’anodine est au contraire régie par des codes très complexes. Dans le Nouvel Observateur du 20 avril 1995, Gérard Petitjean résumait ainsi l’ouvrage du sociologue :

« L’apparente décontraction de nos plages est régie par un code de fer. Règle première : surtout pas d’attitude qui contredise l’adage selon lequel montrer ses seins sur la plage est une chose si normale que « les hommes ne font plus attention ». Il faut que tout soit lisse, que rien n’attire le regard. L’idéal, c’est le sein banal, ni trop gros ni trop fatigué par l’âge. Ni trop beau, d’ailleurs. Rien qui risque de troubler la tranquillité des gisants sous le soleil »

Sur le sable chaud, « dans cette zone où les corps semblent jouir d’une absolue liberté », écrit encore Gérard Petitjean, le sociologue a finalement trouvé « un conformisme social absolu, instantané ». Ces lignes ont été écrites il y a plus de 25 ans ! Et sont toujours d’actualité.

Dans le sondage publié aujourd’hui, on découvre, outre la disparition progressive du monokini, cette même exigence de conformité esthétique. Les rares adeptes du « sans le haut » sont 36 % à se trouver jolies, 4 % à penser le contraire. Pire, elles seraient surreprésentées chez les femmes ayant des poitrines « ni trop petites, ni trop grandes ».

En clair, trois siècles après Molière, plus de 50 après mai 1968, et 4 ans après la prise de conscience #metoo, les femmes sont toujours sommées de couvrir ces seins que l’on ne saurait voir…

(Étude Ifop pour Xcams Media réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 7 au 8 juillet 2021 auprès d’un échantillon de 1 500 femmes, représentatif de la population féminine française âgée de 18 ans et plus)

 

 

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Version femina

https://www.femina.fr/article/les-femmes-plus-choquees-par-la-nudite-que-les-hommes

 

Les femmes plus choquées par la nudité que les hommes

La nudité et la semi-nudité à la plage dérangent davantage les femmes que les hommes. C'est l'enseignement d'une enquête récente réalisée par l'Ifop*.

Elsa Rouden

Les femmes plus choquées par la nudité que les hommes iStock

 
 

Le topless à la plage, de moins en moins pratiqué

En 1984, 43 % des Françaises se mettaient seins nus à la plage. Aujourd'hui, elles ne sont plus que 22 % à pratiquer le topless. Une tendance à la baisse que l'on observe dans toute l'Europe... à l'exception de l'Espagne, qui reste le pays où le monokini est le plus répandu (48 % des femmes s'y adonnent), devant l'Allemagne (34 %).

Qui sont les femmes qui se dénudent sur la plage ?

Le profil type des Françaises qui enlèvent le haut ? Elles ont entre 50 et 69 ans, ont des diplômes et un niveau social importants et résident dans la région PACA. Elles ont, par ailleurs, une bonne estime de leur physique (celles qui se trouvent « très jolies » sont 37 % à pratiquer le topless contre 17 % de celles qui s'estiment « laides »).

Ce qui empêche les jeunes femmes de pratiquer le monokini

Pourquoi les jeunes femmes pratiquent-elles moins le topless que leurs ainées -20 % chez les premières contre 1/3 des 50-69 ans ? Chez l'ensemble des Françaises, c'est la crainte d'exposer sa peau au soleil qui les restreint avant toute chose (pour 56 % des répondantes). Mais pour les moins de 25 ans, les raisons sont toutes autres... En premier lieu, « le regard des hommes » (59 %), juste devant « la crainte de faire l'objet d'une agression » (51 %). Enfin, c'est le jugement d'autrui qui les inquiète : 41 % des moins de 25 ans craignent des critiques négatives sur leur physique.

Nudité et semi-nudité choquent davantage les femmes

Face à la nudité de l'autre, hommes et femmes ont des ressentis bien différents. Devant une femme seins nus à la plage, seuls 14 % des premiers se disent dérangés, contre 29 % des secondes. Et quand on évoque une femme entièrement nue, la différence est vertigineuse : 39 % de la gent masculine est gênée, contre 70 % des Françaises. De même, le port du string par une femme comme bas de maillot choque plus ses consœurs (25 %) que les Français de sexe masculin (13 %). L'un des rares choix vestimentaires qui rapproche les deux sexes : le fait de porter un maillot de bain couvrant la totalité du corps, et une parte des membres et de la tête. A quasi ex-aequo, le burkini dérange 68 % des hommes et 69 % des femmes.

*Étude Ifop pour VieHealthy.comréalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 11 au 15 avril 2019 auprès d’un échantillon de 5 026 femmes, représentatif de la population féminine âgée de 18 ans et plus résidant en Italie, en Espagne, en France, en Allemagne et au Royaume-Uni.

 

 

 

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Sondage IFOP

 

https://www.ifop.com/publication/topless-summer-body-body-shaming-quand-les-diktats-esthetiques-et-la-pression-sexuelle-empechent-les-femmes-de-se-denuder-en-ete-enquete-aupres-des-francaises-sur-les-freins-a-l/

 

Sondage

26/08/2021

Topless, Summer body & body shaming : quand les diktats esthétiques et la pression sexuelle empêchent les femmes de se dénuder en été… ENQUÊTE AUPRÈS DES FRANÇAISES SUR LES FREINS À L’EXPOSITION DE LEUR CORPS SUR LES PLAGES ET DANS LES LIEUX PUBLICS EN ÉTÉ

 

Etude publiée à l’occasion de la journée mondiale du topless (26 août 2021)

 

Durant un été où l’actualité a été une nouvelle fois agitée par des débats relatifs à la liberté vestimentaire des femmes (ex : tenues des sportives aux J.O. de Tokyo, manifestations pour le port du burkini dans les piscines à Grenoble…), l’interpellation d’une Française topless dans un parc à Berlin et la manifestation pour le droit des femmes à prendre le soleil torse nu qu’elle a suscitée[1] ont eu le mérite de relancer le débat sur l’hyper-sexualisation des seins féminins, leur degré d’admissibilité sociale dans l’espace public et l’interdiction spécifique dont ils font l’objet dans les lieux dédiés aux bains de soleil (ex : parcs, piscines…). A l’occasion de la journée mondiale du topless (26 août), le pôle « Genre, sexualités et santé sexuelle » de l’Ifop publie une enquête sur l’évolution de la pratique du monokini, l’ampleur des freins au topless dans les lieux dédiés aux bains de mer ou de soleil et, plus largement, les formes de « body shaming », de harcèlement et de « pression sexuelle » que les Françaises y subissent lorsqu’elles exposent tout ou partie de leur corps en été.

 

Réalisée pour Xcams Media, média digital spécialisé dans l’actualité des sexualités 2.0., cette étude menée auprès d’un échantillon représentatif de 1500 femmes montre que la pratique du topless a atteint cette année un niveau historiquement bas tout en mettant en exergue le rôle que le regard des hommes et la crainte des agressions jouent dans ce recul des dépoitraillements publics. Cette étude montre d’ailleurs comment, en les surexposant à des risques de harcèlement ou d’agression sexuelle, la sexualisation des différentes parties du corps féminin restreint encore fortement la liberté vestimentaire des Françaises dans les espaces dédiés aux bains de mer ou de soleil…

 

Les chiffres clés

1 – La pratique des seins nus atteint cette année un niveau historiquement bas : à peine 19% des Françaises enlèvent le haut sur les plages, contre 34% il y a douze ans (2009[2]). Et si on remonte aux années 80, grande époque du teint hâlé et du bronzage monoï, le recul de la pratique du topless est encore plus net : à peine 16% des femmes de moins de 50 ans s’y livrent aujourd’hui au moins occasionnellement, soit trois fois moins qu’il y a une petite quarantaine d’années (43% en 1984). 

2 – Signe que le regard d’autrui joue beaucoup dans ce voilement des poitrines féminines, le nombre d’adeptes du topless baisse surtout sur les plages publiques très fréquentées (19%, – 3 pts par rapport à 2019) alors qu’il progresse un peu sur les plages désertes (33%, +1 pt). Et pour beaucoup de femmes, le topless sur une plage ne se traduit que par un dévoilement limité de leurs seins : 37% l’ont fait allongées sur le ventre, contre 28% sur le dos et à peine 17% qui ont osé se promener seins nus.    

3 – Au total, aujourd’hui, seule une minorité de Françaises (40%) a déjà bronzé seins nus dans un lieu où ils étaient exposés au regard de personnes étrangères à leur entourage et elles sont à peine 12% à l’avoir fait ces trois dernières années. L’analyse du profil de ces adeptes du topless montre quant à elle qu’il s’agit pour beaucoup de femmes ayant une haute estime de leur capital physique et notamment des poitrines correspondant aux canons de beauté dominants.

4 – Si le premier motif avancé par l’ensemble des Françaises pour expliquer le couvrement de leur poitrine sur les plages est d’ordre sanitaire (53% avancent le risque encouru par leur peau), les jeunes de moins de 25 ans l’expliquent avant tout par des motifs d’ordre sécuritaire, à savoir la crainte d’être l’objet d’agression physique ou sexuelle (à 50%), de subir le regard concupiscent des hommes (à 48%) ou qu’une photo d’elles soit prise et publiée sur les réseaux sociaux (à 46%).

5 – Alors que la plage devrait être un espace propice au dévoilement serein des corps, cette étude révèle qu’une femme sur deux (49%) y redoute de faire l’objet de remarques désobligeantes sur au moins une partie de son corps. Sont principalement redoutées les critiques du ventre (35%), des fesses (26%) et de la poitrine (25%), soit les parties du corps faisant le plus l’objet du culte du « summer body ». Et pour beaucoup de femmes, il s’agit de plus que d’une crainte puisqu’une sur six (16%) a déjà fait l’objet d’au moins une remarque sur son corps.

6 – Une Française sur deux (49%) a déjà été victime d’une forme de harcèlement ou d’atteinte sexuelle sur la plage ou dans un lieu dédié aux bains. Ces atteintes vont même plus loin et peuvent prendre des formes très graves comme de l’exhibition forcée (19%), des menaces à caractère sexuel (9%), voire des attouchements (13%). C’est au total une Française sur quatre (25%) qui a été victime d’atteintes et d’agressions sexuelles dans un lieu dédié aux bains.

7 – Loin de l’image de détente et de plaisir associée à la plage, 39% des femmes sont conduites à y mettre en place des stratégies d’évitement de ces risques qui se manifestent de diverses manières : par la couverture de leur corps (23% des femmes l’ont déjà fait) ou par le fait de s’entourer d’autres personnes afin de rompre avec l’immobilisme reconnu comme un catalyseur du harcèlement (21%). Les stratégies d’évitement vont même jusqu’au renoncement du bain de mer en maillot de bain (22%), pourtant une des principales raisons pour lesquelles les plages sont fréquentées.

 

 

1 – LE TOPLESS, UNE PRATIQUE QUI ATTEINT CETTE ANNÉE UN SEUIL HISTORIQUEMENT BAS 

Un recul historique du monokini

Symbole de l’émancipation des femmes et de leur corps à partir des années 60, la pratique des seins nus enregistre cette année un nouveau recul historique : à peine 19% des Françaises enlèvent désormais leur haut sur les plages, contre 34% il y a douze ans (2009). Et si on remonte aux années 80, qui furent la grande époque du culte du teint hâlé et du bronzage monoï, le recul est encore plus net : à peine 16% des femmes de moins de 50 ans pratiquent aujourd’hui le topless au moins occasionnellement, soit trois fois moins qu’au milieu des années 80 (43% en 1984).

Certes, ce recul du monokini n’est pas spécifique à l’hexagone[3] mais le fait qu’il y soit désormais aussi peu pratiqué pose question lorsqu’on se rappelle que les Françaises furent les premières d’Europe à enlever le haut sur les plages au milieu des années 60 (1964)[4] et qu’elles sont aujourd’hui beaucoup moins nombreuses à le faire par exemple que leurs voisines espagnoles ou allemandes.

 

Une pratique que les femmes s’autorisent de moins en moins sur les plages fréquentées

Signe que le poids du regard des autres joue beaucoup dans ce revoilement des poitrines féminines, le nombre d’adeptes du topless baisse surtout sur les plages publiques très fréquentées (19%, – 3 pts par rapport à 2019) alors qu’il progresse légèrement dans les plages désertes (33%, +1 pt). Et pour beaucoup de femmes, le topless ne consiste d’ailleurs qu’en un dévoilement très limité des seins. En effet, si 37% des Françaises y ont déjà bronzé seins nus allongées sur le ventre, elles ne sont que 28% à l’avoir fait sur le dos et à peine 17% à avoir déjà osé se baigner ou se promener seins nus.

Quant aux autres lieux potentiellement dédiés aux bains de mer ou de soleil, ils offrent un cadre encore moins favorable à l’expérimentation du topless : à peine 10% des Françaises ont déjà bronzé seins nus dans des lacs / rivières (10%), des piscines publiques (4%) ou des parcs (3%) lorsqu’elles y étaient soumises au regard d’individus étrangers à leur entourage. Au-delà des freins d’ordre juridique, cet écart de pratique avec la plage tient sans doute au fait que celle-ci apparaît toujours comme le lieu du dévoilement des corps par excellence et donc où la nudité des seins y est la moins inappropriée.

 

2 – UNE PRATIQUE DE PLUS EN PLUS RÉSERVÉE AUX FEMMES D’UN CERTAIN NIVEAU SOCIAL ET/OU QUI CORRESPONDENT AUX NORMES PHYSICO-ESTHETIQUES DOMINANTES

Aujourd’hui, seule une minorité de Françaises (40%) déclarent avoir déjà bronzé seins nus dans un lieu dédié aux bains de mer ou de soleil alors que leur corps était exposé au regard de personnes étrangères à leur entourage et elles sont encore moins nombreuses (12%) à l’avoir fait ces trois dernières années. Et l’analyse du profil de ces adeptes récentes du topless – ces 12% qui en ont fait au moins une fois ces trois dernières années – apporte des renseignements précieux sur les éléments pouvant empêcher une femme de bronzer seins nus devant des personnes étrangères à son entourage.

La pratique du topless y apparaît en effet beaucoup plus répandue que la moyenne dans les rangs des femmes avec…

Un niveau social et culturel élevé si l’on en juge par la proportion beaucoup plus forte d’adeptes chez les cadres (21%, contre 12% des ouvrières) et les diplômées d’au moins un 2e cycle du supérieur (13%) contre 4% des femmes non diplômées). Ce différentiel tient sans doute aux différences de lieux de villégiature entre classes sociales, les catégories aisées prenant des bains de soleil dans des cadres (ex : plage déserte…) plus favorables au dévoilement des corps que les catégories populaires (ex : plage urbaine très fréquentée).

Une haute estime de leur capital physico-esthétique, sachant que les adeptes du monokini sont nettement sureprésentées dans les rangs des femmes se trouvant très jolies (36%, contre 4% des femmes qui ne se trouvent pas jolies), se disant « très satisfaites » de leur corps (21%, contre 9% des mécontentes) ou affichant un indice de masse corporelle « normal » (15%, contre 8% chez les femmes obèses). Il est vrai que correspondre aux canons de beauté dominants facilite toujours grandement le dévoilement de son corps en public ou en privé.

Des poitrines correspondant aux normes esthétiques en vigueur au regard du nombre d’adeptes chez les femmes « très satisfaites » de leurs seins (18%) ou ayant des prothèses mammaires (33%). De même, elles sont sureprésentées chez les femmes ayant des poitrines « ni trop petites, ni trop grandes » (13% pour les bonnets C, contre 8% et 9% pour les bonnets A et E+), confirmant le constat selon lequel ce sont les femmes ayant les seins les plus « socialement acceptables » qui sont les plus à même de les montrer (Kaufman, 1995).

Un environnement et un climat favorable aux bains de mer ou soleil.  En effet, dans le Sud-Est (18%) et le Sud-Ouest (17%), les femmes ont bien plus retiré le haut de leur maillot dans un espace dédié au bain de soleil ces dernières années que dans le Nord (6% en Normandie) ou à l’Est (8% pour la région Grand-Est). Le climat et la proximité des stations balnéaires chaudes joueraient donc très logiquement un rôle dans l’inclination à découvrir sa poitrine.

 

Le point de vue de François Kraus de l’Ifop

A une époque marquée par le culte de l’apparence et les images de corps parfaits sur les réseaux sociaux (ex : Instagram), la presse féminine ou les sites pornos, la crainte de ne pas répondre aux canons de beauté en vogue constitue un frein indéniable pour toutes celles qui ont intériorisé l’idée qu’il fallait un corps « irréprochable » pour se permettre de le montrer en public. Les caractéristiques des adeptes du topless – jeunesse, niveau social élevé, corps et poitrines correspondant aux normes esthétiques – convergent toutes autour du même profil : il s’agit avant tout de femmes qui, pour des raisons objectives ou subjectives, portent un regard suffisamment positif sur elles-mêmes pour prendre le risque de découvrir tout ou partie de leur corps en public.

 

3 – #METOO ON THE BEACH… QUAND LA PEUR DE L’AGRESSION SEXUELLE POUSSE LES JEUNES FEMMES A NE PLUS ENLEVER LE HAUT SUR LES PLAGES EN ETE

Si le poids des diktats esthétiques joue beaucoup dans la moindre exposition des seins féminins sur les plages en été, force est de constater que d’autres facteurs – de nature plus sanitaire et sécuritaire – sont également des freins considérables à la pratique du topless. Les résultats de l’étude fournissent en effet des renseignements précieux sur les raisons pour lesquelles les femmes n’enlèvent plus le haut sur les plages en été, raisons qui varient fortement en fonction des générations.

En effet, chez l’ensemble des Françaises, le premier motif avancé pour expliquer le couvrement des poitrines sur les plages est d’ordre sanitaire (53% avancent le risque que l’exposition au soleil fait encourir à leur peau), loin devant des raisons de nature plus sécuritaire comme peuvent l’être la crainte d’attirer des regards concupiscents (38%) ou une agression verbale, physique ou sexuelle (35%). En cela, cette enquête confirme l’impact des discours de mise en garde d’ordre médical qui, au fil des années, ont diffusé l’idée que le topless était une technique de bronzage « à risque ».

En revanche, chez les jeunes femmes qui n’ont pas fait de topless ces trois dernières années, le couvrement des corps s’explique avant tout par des motifs sécuritaires, signe que la « pression sexuelle » qui s’exerce sur elles toute l’année continue en été… En effet, les jeunes Françaises expliquent avant tout le couvrement de leurs poitrines par la crainte d’être l’objet d’agression physique ou sexuelle (à 50%), de subir le regard concupiscent des hommes (à 48%) et qu’une photo de soi soit prise et publiée sur les réseaux sociaux (à 46%), Enfin, les autres motifs importants invoqués par les jeunes femmes sont l’idée qu’exposer ses seins nus en public est un manque de respect (34%) et la crainte de recevoir des critiques négatives sur sa poitrine (30%).

C’est donc plus le regard des autres que le regard qu’elles portent sur elles-mêmes qui pousse les jeunes Françaises à moins se dévoiler aujourd’hui qu’hier.

 

Parmi les motifs de la pratique du topless on retrouve les arguments classiques qui sont le souhait d’afficher une peau bronzée sans marque du maillot (30% dont 40% chez les moins de 30 ans pour qui ce souhait prédomine), la sensation de plaisir à sentir cette partie du corps à l’air libre (29%) et le désir d’échapper à l’inconfort du haut de maillot de bain (25%). Notons que les jeunes de moins de 30 ans se distinguent en étant plus nombreuses à motiver leur pratique du topless par le souhait de « lutter contre la sexualisation des seins féminins qui impose de les cacher » (25%) et de montrer qu’elles sont des femmes libres et affranchies du regard des autres (16%).

Cependant, chez l’ensemble des Françaises, ces deux motivations d’ordre féministe restent marginales (11% à 12%) par rapport aux éléments d’ordre pratique ou esthétique, signe que les seins nus n’ont plus la portée symbolique qu’ils avaient à une époque (ex : les années 70) où ils pouvaient apparaître à certaines femmes comme un moyen de rappeler aux hommes que leurs corps et leur sexualité leur appartenaient.

 

Le point de vue de François Kraus de l’Ifop

En perdant une partie de leur caractère subversif tout en s’attirant des discours de mise en garde d’ordre médical, les dépoitraillements publics sur les plages en été apparaissent de moins en moins comme un symbole d’émancipation féminine et de plus en plus comme une technique de bronzage « à risque ». Mais la nature de ce risque n’est pas la même en fonction des générations. Alors que les femmes de plus de 50 ans y voient une source de danger pour leur peau, les jeunes de moins de 25 ans – qui sont aussi celles les plus exposées au harcèlement de rue (cf Enqête Virage 2015) – y voient avant tout une source potentielle d’agression, de harcèlement ou de pression sexuelle. En ne pratiquant pas le topless, ces jeunes femmes, qui sont aussi celles qui souscrivent aux stéréotypes morphologiques masculins, semblent donc avoir intériorisé les risques pesant sur toutes celles qui tentent de s’affranchir des injonctions à la « pudeur » imposées aux femmes dans les lieux publics.

 

4 – LA PLAGE, UN AUTRE LIEU DE MANIFESTATION DES REPRESENTATIONS SEXISTES DU CORPS DES FEMMES

Près d’une femme sur deux craint d’être victime de body shaming à la plage

Alors que la plage devrait être un espace propice au dévoilement serein des corps, cette étude révèle qu’une femme sur deux (49%) redoute de faire l’objet de remarques désobligeantes sur au moins une partie de son corps à la plage. Sont principalement redoutées les critiques du ventre (35%), des fesses (26%) et de la poitrine (25%), soit les parties du corps objets du culte du « summer body » et de l’injonction à la minceur et à la perfection. Et pour beaucoup de femmes, il s’agit de plus que d’une crainte puisqu’une sur six (16%) a déjà fait l’objet d’au moins une remarque sur son corps.

Le profil des femmes les plus touchées par le body shaming nous apprend que cet idéal de beauté imaginaire constitue un frein à leur épanouissement dans l’espace public, qu’il soit atteint ou pas. En effet, parmi les personnes particulièrement victimes de moqueries, on retrouve les femmes se considérant « très jolies » (35% contre 12% chez les femmes se déclarant dans la moyenne) ou « très satisfaites » de leur poitrine (20%). Dans le même temps, les femmes transgressant ces normes de beauté font également l’objet de remarques sur leur physique : 22% des femmes obèses et 27% des femmes à forte poitrine. Par ailleurs, les jeunes de moins de 25 ans (33%) et les musulmanes (43%) apparaissent également davantage ciblées.

 

Le point de vue de Louise Jussian de l’Ifop :

Ces remarques constituent la manifestation dans l’espace plage des injonctions au « summer body » entretenues par l’objectification sexuelle (E. Kant) présentée comme le phénomène au cours duquel un corps n’est plus perçu comme tel dans sa globalité, mais comme un objet morcelé et dépourvu d’âme. Ce processus identifié il y a plusieurs siècles se trouve fortement renforcé dans nos sociétés modernes au sein desquelles les stimuli visuels renvoyant à cette image du corps des femmes sont constants, d’autant plus avec l’apparition des réseaux sociaux. Et la plage, lieu de dévoilement des corps, voit s’opérer une amplification de ce phénomène, avec un corps davantage visible et objet d’une « hyper objectification ». L’objectification des corps participe aussi à la réduction de l’empathie à leur égard, tendant à une certaine dépossession du corps féminin et à une banalisation du harcèlement sexuel.

 

Harcèlement et atteintes sexuelles : la plage, un espace public comme les autres

Une Française sur deux (49%) a déjà été victime d’une forme de harcèlement ou d’atteinte sexuelle sur la plage ou dans un lieu dédié aux bains. Ce résultat révèle également que les femmes font l’objet des mêmes types de harcèlement sur ce lieu de détente que dans d’autres espaces publics comme la rue : par exemple, 33% ont déjà été regardées avec insistance, 32% ont été sifflées ou fait l’objet de gestes grossiers et 28% ont été abordées avec insistance malgré leur absence de consentement. Ces atteintes vont même plus loin et peuvent prendre des formes très graves comme de l’exhibition forcée (19%), des menaces à caractère sexuel (9%), voire même des attouchements (13%). C’est au total une Française sur quatre (25%) qui a été victime d’atteintes et d’agressions sexuelles dans un lieu dédié aux bains.

Dans le détail, deux types de populations féminines en sont davantage victimes : les plus jeunes, jugées plus vulnérables (60% des femmes de moins de 25 ans ont été victime de harcèlement), et les femmes musulmanes pour lesquelles la proportion de victimes s’élève à 70%.

Mais alors, pourquoi les femmes se trouvent, même sur la plage, victimes de cette « pression sexuelle » [5] ? Plusieurs raisons tenant à la particularité du lieu peuvent être avancées : d’abord le dévoilement des corps y est plus important qu’ailleurs, et ce dernier semble donner plus de prétexte à des formes de masculinité toxique de s’exprimer. Enfin, selon la sociologue Johanna Dagorn, l’immobilisme des femmes et des hommes sur les serviettes de plage tend à créer des contextes propices à la manifestation de la masculinité et au harcèlement.

Un sentiment d’insécurité sur les plages aboutissant à la mise en place de stratégies d’évitement

Loin de l’image de détente et de plaisir de la plage, 39% des femmes sont conduites à mettre en place des stratégies d’évitement de ces risques. Elles se manifestent de diverses manières : par la couverture de son corps (23% des femmes l’ont déjà fait) ou par le fait de s’entourer d’autres personnes afin de rompre avec l’immobilisme reconnu comme un catalyseur du harcèlement (21%). Les stratégies d’évitements vont même jusqu’au renoncement du bain de mer en maillot de bain, pourtant la raison principale pour laquelle les plages sont fréquentées (22%).

Ces contournements révèlent le sentiment d’insécurité ressenti par les femmes dans les lieux de bains, au point d’être contraintes de réfléchir à quand, comment, et avec qui s’y rendre. Tout cela a un impact direct sur la fréquentation féminine de ces lieux, dans la manière (en groupe plus que seule, avec des tenues plus couvrantes) et dans la fréquence.

 

Le point de vue de Louise Jussian de l’Ifop :

Alors que dans l’imaginaire collectif, la plage représente le symbole d’une trêve estivale et serait un îlot de paix, cette étude révèle que ce n’est pas le cas puisque s’y reflètent en réalité les tensions sexistes qui émaillent notre société. En effet, la pression pesant sur le corps des femmes et les différentes manifestations de body shaming créent un climat d’insécurité pour ces dernières. Au-delà de la moquerie et de remarques inutiles, déjà désagréables, les femmes peuvent faire l’objet d’harcèlement et d’agressions à caractère sexiste et sexuel. L’objectification sexuelle des corps et l’expression à outrance de la masculinité sur l’espace plage conduit les femmes à se positionner dans une forme d’autocontrainte et à adopter des stratégies de couvrement et de renoncement à certaines activités sociales. Cette étude révèle finalement que les femmes ne vivraient aussi librement la plage que les hommes.

François KRAUS, directeur du pôle « Genre, sexualités et santé sexuelle »

Louise JUSSIAN, chargée d’études

 

POUR CITER CETTE ETUDE, IL FAUT UTILISER A MINIMA LA FORMULATION SUIVANTE :

« Étude Ifop pour Xcams Media réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 7 au 8 juillet 2021 auprès d’un échantillon de 1 500 femmes, représentatif de la population féminine française âgée de 18 ans et plus. »

[1] Dan Hastings, Des femmes manifestent seins nus à Berlin pour leur droit à être topless comme les hommes, Au féminin, 12 juillet 2021.

[2] Étude Ifop réalisée pour TENA par téléphone du 24 au 28 avril 2009 auprès d’un échantillon de 1 000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Données sur les femmes âgées de 18 à 50 ans.

[3] Dans une étude Ifop / VieHealthy réalisée du 11 au 15 avril 2019 auprès d’un échantillon de 5 000 femmes âgées de 18 ans et plus, l’Ifop observait une baisse de la pratique du topless dans la plupart de pays voisins, exception faite de l’Espagne où elle restait stable.

[4] Cf Christophe Granger, La saison des apparences, naissance des corps d’été Anamosa, 2017.

[5] François Kraus, « Deux ans après #MeToo : les violences sexistes et sexuelles au travail en Europe », Fondation Jean Jaurès.

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timbuktu
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@phile 

Réalisée pour Xcams Media, média digital spécialisé dans l’actualité des sexualités 2.0., cette étude menée auprès d’un échantillon représentatif de 1500 femmes

Ah oui, ce serait ce type type de sondage qui, selon toi , coûterait au moins  100 000 euros, ce qui empêche la FFN d'en envisager un.

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PhilE
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@timbuktu le prix dépendra évidemment du nombre de questions, de la longueur des questions, du nombre de choix possibles à chaque question, tout ça conditionnant la durée de l'entretien téléphonique.
Si le sondage est mené par l'internet, ça coûte beaucoup moins cher, mais c'est beaucoup moins représentatif, voire pas représentatif du tout.

http://www.journaldunet.com/economie/business-de/instituts-de-sondages-etudes-marketing-et-opinions/4-cout-d-un-sondage.shtml

Yannick Carriou, direceur général de TNS Sofres . Photo © TNS Sofres
"La question d'opinion est vendue 1.000 euros"

A cette question, les grands acteurs des études ont tous la même réponse : de quelques milliers d'euros à plusieurs millions ! Logique, puisque les sondeurs vendent aussi bien une question unique qu'une étude pluriannuelle d'image de marque.

Enquêtes omnibus

Typiquement, le sondage politique ne coûtera que quelques milliers d'euros. Car les questions seront glissées dans un "omnibus", c'est-à-dire qu'elles feront partie d'une liste de questions sur des sujets variés posées à un même citoyen-consommateur. Pour caricaturer, le sondé sera d'abord interrogé sur un service bancaire ou un yaourt, puis sur ses préférences politiques ! "C'est une mutualisation qui permet à beaucoup d'entreprises de bénéficier d'une étude de notoriété", explique Gérard Lopez de BVA. Chez lui, trois questions posées à 1.000 personnes coûteront entre 2.000 et 3.000 euros. Yannick Carriou, de TNS Sofres, parle lui d'une question facturée à 1.000 euros.

A contrario, une étude internationale et pluriannuelle dépasse allégrement le million d'euros. En 2004, TNS Sofres a ainsi décroché la réalisation de l'Eurobaromètre, commandé pour quatre ans par la Commission européenne pour mesurer l'opinion des Européens. Yannick Carriou n'hésite pas à parler de "plusieurs millions d'euros" pour "le plus gros contrat d'étude d'opinion du monde".

Autre exemple, quand Coca-Cola lance un appel d'offre pour une étude sur dix pays, non seulement cela se facture à un coût élevé, mais en plus les instituts des neufs pays qui n'auront pas été choisis seront obligés d'acheter à l'heureux élu sa méthodologie s'ils veulent travailler pour le géant américain, explique Stéphane Truchi d'Ipsos.

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Romaindo
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(@romaindo)
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Ces articles sont très instructifs et permettent de mieux comprendre la perception de notre société par les jeunes.

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PhilE
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(@phile)
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http://www.slate.fr/story/215003/topless-seins-nus-plage-femmes-atteinte-pudeur-liberte-changement-discours-droites?google_editors_picks=true

La droite fustigeait le topless il y a cinquante ans, elle le réclame désormais

Le monokini est de moins en moins pratiqué en France, mais plus par peur des regards insistants et des agressions qu'autre chose.

Les seins des femmes demeurent encore trop souvent un objet de troubles ou de tabous, souvent contradictoires. | Yoann Boyer via Unsplash

Le topless n'a plus la cote. Vous l'avez peut-être remarqué sur les plages cet été, rares sont les femmes à se mettre en monokini. Selon une étude Ifop réalisée début juillet pour Xcams Media, seulement 19% des Françaises de 18 ans et plus tombent le haut à la plage. Un chiffre en diminution constante depuis les années 1960 et l'apparition, d'abord timide, du topless sur les côtes françaises. La première raison de ce désamour est sanitaire: pour 53% des femmes interrogées ne le pratiquant pas, le risque pour la santé causé par une exposition de la poitrine nue est rédhibitoire. Pour les femmes de moins de 25 ans, suivent de très près la «crainte d'être l'objet d'agression physique ou sexuelle» (50%) et de «subir le regard concupiscent des hommes» (48%).

De quoi interroger certains commentateurs politiques conservateurs. Sur CNews, dans l'émission «Soir Info» du 25 août, on regrette ainsi que les jeunes femmes ne se sentent pas libres d'exposer leurs corps par crainte d'être «regardées en chiens de faïence». Sur Twitter, certains sympathisants de droite et d'extrême droite ne se privent pas de faire le rapprochement entre immigration et baisse de la pratique du topless. Les potentielles agressions, regards, harcèlement subis par les femmes en monokini seraient en lien direct avec l'augmentation de la communauté musulmane en France.

LIRE AUSSI Manuel Valls dit aimer les seins nus mais ils ont rarement été aussi réprimés

Pour No Anger, docteure en science politique, spécialiste des mouvements sociaux et des questions liées au genre, au corps, à la sexualité, les discours conservateurs se polarisent aujourd'hui davantage sur «la notion de liberté, qui serait constitutive d'une certaine idée de l'identité française et qui serait menacée par le côtoiement d'autres cultures, notamment états-unienne d'un côté et musulmane de l'autre. Or, ce que l'on remarque, c'est que ces discours associent l'idée de liberté au geste du dévoilement de son corps. Un peu comme si le dénudement était davantage marqué par l'idée de libération. C'est ce rapprochement entre nudité et liberté qu'il s'agit d'interroger: est-ce seulement une liberté de se dénuder, de dévoiler son corps qu'il faut défendre? Ou bien, est-ce une liberté vestimentaire plus générale qui englobe tout aussi bien un droit au dénudement qu'un droit à la pudeur?»

Contraire à «certaines valeurs»

La question se pose d'autant plus qu'il y a cinquante ans, alors que la mode du topless débarquait sur les plages de la Côte d'Azur, beaucoup dénonçaient un manque de tenue et réclamaient plus de pudeur au nom de la morale, de la religion ou de valeurs familiales traditionnelles. Un petit tour sur le site de l'INA le confirme. Dans un reportage tourné à Saint-Tropez, diffusé en 1970, des mères de familles se disent «choquées» et «scandalisées» de voir des femmes en monokini sur une plage où se trouvent des enfants. On y apprend également qu'un décret interdisait la pratique du topless dans le village et sur ses plages.

 

Trois ans plus tard, dans un autre reportage tourné à Lumio en Haute-Corse, le maire de droite du village, Eugène Ceccaldi, dénonce les pratiques du monokini et du naturisme au nom de valeurs conservatrices: «Nous sommes en Corse et nous ne sommes pas comme les Suédoises ou les Allemandes, qui ont tendance à exhiber leurs corps. En Corse, une île, nous avons encore conscience de certaines valeurs.»

Des valeurs visiblement soutenues par les pouvoirs publics puisqu'en 1964, sous la présidence de De Gaulle, le ministère de l'Intérieur publie une circulaire enjoignant la justice à condamner les pratiquantes du topless pour outrage public à la pudeur, selon l'article 330 du Code pénal de 1810. Grasse, Cannes, Saint-Jean-de-Luz... Les condamnations et les amendes pleuvent sur tout le littoral français. Il faudra attendre 1992 pour que l'article soit abrogé. Aujourd'hui, sauf arrêtés municipaux, bronzer seins nus est autorisé et légal partout en France.

Désexualiser les seins

«L'exposition des corps en général –et des seins, en particulier– est l'objet d'incessantes resignifications. C'est-à-dire que, suivant l'époque, suivant le regard des commentateurs et commentatrices, le sens qu'on attribue à l'exposition des corps, ou d'une partie du corps, va changer: geste banal, geste obscène, geste politique d'appropriation de son corps. Ensuite, dans le cas des seins, le point de tension tourne autour de la question de leur sexualisation ou non; et il me semble que, depuis les années 1970, tout l'enjeu est là, même si les clivages se sont recomposés, commente No Anger. Il y a une ambivalence à propos du corps et des seins, dans les discours de droite et/ou conservateurs, mais aussi dans les discours hégémoniques en général.»

Du monokini aux violences subies par certaines femmes qui allaitent en public, en passant par la censure des poitrine féminines sur les réseaux sociaux jusqu'aux procès intentés à certaines militantes, telles que les Femen, qui tombent le haut pour faire passer des messages politiques, les seins des femmes demeurent encore trop souvent un objet de troubles ou de tabous, souvent contradictoires.

«Il me semble qu'il faut passer par un travail de désexualisation de la poitrine féminine, c'est-à-dire de resignification de cette zone du corps dit féminin, explique No Anger. Ou alors, on opère une sexualisation des tétons masculins; car il faut bien comprendre que ce qui pose principalement problème, ce n'est pas en soi la sexualisation des seins féminins, mais leur sexualisation comme générateur d'une inégalité dans le traitement social des corps dits masculins et féminins.»

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Europ-Hom
(@europ-hom)
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@

a force de voir ces articles disant 10 fois la même chose,  c’est du matraquage, pas de l’info; des sondages aussi convergents avec des échantillons ridicules de 1500 personnes pour des sujets grand public, on est en droit de se poser la question de l’intox, voire du complot.

 

 

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PhilE
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@europ-hom C'était "la journée du topless", c'est pourquoi il y a plusieurs articles.

Ensuite, il y a un article de base, et les autres le reprennent. Grâce à l'internet, on peut voir que le même article se retrouve au mot près dans des revues très différentes. Le lecteur lambda va croire que c'est un article de Elle ou de Femme pratique, mais grâce à l'internet quand on fait une recherche par mots-clef, on tombe sur 10 articles, et on voit les miracles que permet le copier-coller.

Quant à un sondage sur 1500 personnes: si réellement c'est un échantillon construit dans les règles de l'art, 1500 c'est énorme, en général 1015 suffisent pour une précision à + ou - 1%. 1500 personnes n'est pas du tout "un échantillon ridicule".

Encore une fois, je vais pester contre l'ignorance des Français en matières de statistiques et de la nécessité d'enseigner cette discipline, pour tous et pas seulement pour quelques matheux ou économistes.

Déjà, un peu de lecture en attendant que vous approfondissiez le sujet:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sondage_(statistique)

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Denis
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(@denis)
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Posté par: @phile

pour 53% des femmes interrogées ne le pratiquant pas, le risque pour la santé causé par une exposition de la poitrine nue est rédhibitoire

C'est la phrase qui m'étonne le plus: est-ce qu'une femme sur deux le pense vraiment? Le seul danger est un coup de soleil pour celles qui ne les exposent jamais, mais il est très simple de mettre de la crème solaire sur une surface aussi modeste (en tout cas sur ce qui reste en général de non exposé...) J'ose espérer que "le risque pour la santé" ce n'est pas le cancer du sein qui est sous-entendu...

 

Je ne peux pas croire une telle ignorance de la part des femmes, est-ce que ce ne serait pas plutôt une excuse commode?

 

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PhilE
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@denis quand je lis un truc comme ça sur les commentaires facebook ou autres youtube, je leur demande s'ils mettent aussi une écharpe quand ils sont à la plage.
Eh oui,  le cancer de la gorge, ça tue des milliers de Français chaque année!

Le pire, c'est que la phrase "pas envie de me choper un cancer du sein" revient souvent. Et "pas envie de me choper un mélanome" aussi, comme si mettre un bikini allait y changer quelque chose!

"Je ne peux pas croire une telle ignorance de la part des femmes, est-ce que ce ne serait pas plutôt une excuse commode?": oui, on invente une justification sanitaire ou médicale (comme le "pour raisons d'hygiène" qui ferait qu'il ne faudrait pas se doucher nu) pour ne pas avouer que c'est la pudeur qui le leur interdit. Que ne lit-on pas sur le sable qui vous rentrerait dans le corps si l'on est nue, alors qu'au contraire c'est un maillot mouillé qui fait que le sable va s'y coller.

 

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Pathos
(@pathos)
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@denis Exact. D'ailleurs si une femme expose son corps au soleil en prenant les précautions d'usage, temps d'exposition ,crème solaire, heures choisies, je ne vois pas non plus pourquoi les seins seraient plus sensibles à cette exposition .C'est encore un divagation très masculine. Ils ne font pas tant de chichi pour leur poitrine ou leur sexe lorsqu'ils sont exposés.

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PhilE
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@pathos C'est surtout les femmes qui pensent qu'il y a un risque à exposer les seins.
Rappelons que la peau des seins est justement plus épaisse qu'ailleurs, pas particulièrement fragile, et que les coups de soleil, on les attrape surtout sur le haut des épaules, ou sinon sur le buste, à un endroit qui justement n'est jamais caché par quelque maillot de bain que ce soit.

L'argument du cancer du sein est bidon, mais l'argument du mélanome est tout aussi bidon, un maillot n'y change strictement rien!

La raison "ne pas être matée, emmerdée", oui, elle est à prendre en compte. Mais c'est un cercle vicieux, le fait de mettre des maillots n'empêchera jamais qu'on soit emmerdée, de même que de ne pas mettre de jupe ou robe courte n'a jamais empêché qu'il y ait autant (peut-être même encore plus) de viols. Plus on cache, plus on attire regards et pensées sur ce qu'on cache. D'après une enquête internationale, le pays où une femme risque le plus d'être violée, c'est le Pakistan. C'est sûr, là-bas elles se promènent à moitié nues dans les rues, comme disent les islamistes!

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Denis
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(@denis)
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Posté par: @phile

Rappelons que la peau des seins est justement plus épaisse qu'ailleurs, pas particulièrement fragile

On aurait sans doute besoin de l'avis d'un dermato, mais je crois qu'au contraire c'est une peau très fine et fragile. Et justement le soleil a tendance à épaissir la peau ce qui la renforce mais ce qui peut faire ressortir le grain en lui donnant un aspect "vieilli". Les japonaises notamment s'efforcent de fuir le soleil par tous les moyens afin de garder un teint très clair. Il faut donc choisir entre un teint diaphane et une santé robuste! Après c'est une question de mesure, il est sûrement bon de leur faire prendre l'air mais en les protégeant davantage que le reste du corps.

 

(je donne ces infos sous toutes réserves, même si cendrinox va encore nous dire que ce sont les hommes qui se mêlent d'affaires féminines alors qu'il n'ont aucune légitimité pour le faire, mais je ne demande pas mieux que d'avoir l'avis des femmes. Je tiens mes infos de la mienne).

 

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PhilE
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@denis On n'a peut-être pas de dermato, mais sur ce forum on a au moins un médecin et un pharmacien.

"c'est une peau très fine et fragile": là, on va bien voir, parce que j'ai lu l'exact contraire.

Un peu de lecture de ce que j'ai trouvé:

https://www.vivrecommeavant.fr/cancer-du-sein-et-topless-fausse-idee-recue/

Ou dans Elle:

La peur d'un cancer du sein causé par le soleil serait-elle l'une des raisons qui poussent les femmes à ne plus se dénuder ? C'est une idée partagée et fausse.

"Il n'y a aucun lien. Zéro, certifie la docteure Suzette Delaloge, cancérologue spécialiste des tumeurs du sein à l'institut Gustave-Roussy. Pour l'instant on n'a identifié aucun agent physique qui provoquerait les cancers du sein. Ni les soutiens-gorge, ni la compression, ni les chirurgies, ni le soleil. Le soleil peut donner des tumeurs de la peau mais pas des tumeurs profondes. En règle générale, il faut éviter de s'exposer, même avec une crème. Mais c'est valable pour tout le corps. Contre le cancer du sein, il faut surtout boire moins d'alcool, faire du sport et éviter d'être en surpoids."

Bronzer seins nus n'est pas plus dangereux que le bronzage en général, facteur de risque de cancer de la peau. Celle qui soigne des seins malades à longueur de journée note aussi une constante. "Aucune femme n'aime ses seins. Elles rêvent toutes qu'ils soient différents."

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Denis
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(@denis)
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Franchement Phil, tu n'as pas de références médicales plus sérieuses que marieclaire.fr? Surtout que tu détournes mes propos en feignant de croire que j'aurais insinué que cela augmentait le risque de cancer du sein... Je vais finir par croire que timbuktu a raison et que le vaccin peut monter au cerveau et provoquer des "Pfizer longs"!

 

Tout ce que j'ai dit c'est que la peau des seins est moins épaisse, le plus souvent très peu exposée, deux raisons qui doivent inciter à une exposition directe au soleil sous contrôle (courte, progressive et avec beaucoup de crème) et que le soleil, du fait que c'est tout de même une agression provoque une augmentation de son épaisseur(*), positif  pour la santé mais qui peut rendre son aspect moins "peau de bébé"...

 

Et surtout que vient faire ici tes références à Kim Kardashian, que personnellement je trouve d'une laideur repoussante... Je doute vraiment que "toutes les femmes veulent avoir son corps"!

 

(*) J'ai lu parfois aussi l'inverse, donc que le soleil pouvait l'amincir... Donc à vérifier

 

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DanielH
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(@danielh)
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Curieux, ici il n'y a que des hommes qui débâtent du sujet ! Laughing Out Loud  

Ok nous sommes tous concernés par le cancer : 3 % des cancers du sein surviennent chez les hommes. 

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cendrinox
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@danielh

Mais non, ce n'est pas curieux !

Ici ce n'est pas compliqué : seuls quelques "zélus" ont la vérité sur tout.

Donc, pourquoi débattre puisqu'ils SAVENT tout ?

Le plus rigolo c'est qu'ils SAVENT tout sur les femmes, mieux qu'elles-mêmes - c'est d'ailleurs pour ça qu'elles sont si nombreuses ici, huhu.

Avant j'aurais débattu ... et quoi que je blablate, j'aurais eu tort. J'aurais même eu quelques coups bas pour me faire taire : doutes sur mon profil peut-être "faux" (suis-je un homme ? that is THE question; ces messieurs craignent de causer à un homme, l'horreur absolue; ici chacun reste à sa place namého), fiel sur mes prétendues spécificités féminines, coup de cutter sur mes facultés mentales. Que du bonheur !

Maintenant, je ne perds plus de temps, je me marre.

(Je me dis que celui qui cite Montaigne, l'une de mes idoles, même au sujet de bestioles que je ne fréquente pas et que ce James Bond du XVIIième à la tête bien pleine utilisait comme une Aston Martin DB5 ne peut qu'être un honnête homme ...)

NB : merci de ne pas continuer la conversation ici parce que cela sera considéré comme "hors sujet" et sera supprimé. Bah oui, gloire à ceux qui ont la PAROLE.

NB2 : j'ai aussi Arnold Schwarzenegger comme idole.

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Pathos
(@pathos)
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@cendrinox Drôle ! t'as raison il faut bien rigoler un peu de temps en temps. Pour ma part, quand je donne mon opinion dans un forum et que l'on me traite avec des noms d'oiseaux, je dis à ces butors que leurs propos me rendent autiste C'est à dire que je reste très intelligent (lol) mais que je ne comprends rien à rien aux insultes et méchancetés. Essaye, ça marche ! Amazed

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Denis
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(@denis)
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@pathos C'est astucieux, ça doit marcher en effet... sauf sur des injures imaginaires ! Wink  

En tout cas, je retiens l'idée.

 

 

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DanielH
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(@danielh)
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Cendrinox, j'ai regardé ton profil. Tu ne dit rien sur toi, on ne sait pas qui tu es. Une femme, un homme, un être androgyne,  un intellectuel bedonnant de gauche, une spécialiste du cancer du sein, un prof de phylo qui aime Montaigne et Schwarzy... 

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Pathos
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(@pathos)
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Salut. ça tombe bien. Je suis nouvellement inscrit sur ce site et je ne parviens pas à trouver comment me présenter. Peux-tu m'indiquer comment faire ? Faut-il aller sur le Forum ? Je le débrouille pas trop mal avec mon ordi. il faut te dire que je ne suis pas de la génération internet mais de la voiture à bras et de la locomotive (j'ai 89 ans...) A + merci à toi.

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Denis
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(@denis)
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@pathos Tu l'as déjà presque fait avec le texte dans "à propos de moi" de ton profil, tu peux le recopier dans la rubrique suivante en créant un nouveau message ce qui nous permettrait de mettre quelques mots de bienvenu car on ne pense pas toujours à consulter un nouveau profil:

 

https://www.vivrenu.com/forum-du-naturisme/presentation-nouvel-inscrit/

 

 

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jean-mi77
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(@jean-mi77)
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Note pour Cendrinox : Montaigne, c'est le seizième siècle.

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PhilE
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(@phile)
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@jean-mi77 Et quelle est l'altitude du Pic de la Mirandole?

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KoalaTek
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(@koalatek)
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Nudien apnélien
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@phile entre 1463 mètres et 1494 mètres 

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